Mercredi 14 mai 2008
Salut les bronzés, 
 


Je le déclare ouvert ce soir, et sous la houlette d'Edouard Baer et sa classe burlesque, pour la 61 ème fois, le festival de Cannes. Sean Penn* au commande du jury et sa classe sexy.
Ca s'annonce bien déjà.
Voilà c'est parti pour 10 jours de paillettes, tapis rouge, et starlettes au royaume du 7ème art.

Rholala, soyons honnête : moi c'est surtout de plage et des fêtes dont j'ai envie, voyez mon niveau cinémotivation.

D'ailleurs, pour bien me foutre la honte jusqu'au bout, j'avoue ma dernière faiblesse. Après des mois d'abstinence, j'ai brisé mon voeu de cinécelibat avec...... Iron Man!
Et vous savez quoi?? J'ai adoré!
Hep, je vous entends déjà là mes fidèles! Non, mon âme n'est pas perdu!
Wow, zavez oublié le sexe à pile de Robert (Downey Jr qui joue le rôle titre). Jeu de mot facile pour les initiés, je sais. J'ai très vaguement honte.
Et puis, il y a Gwyneth en clone de Moneypenny. Allez, faites pas vos jaloux, c'est pas mal!
Et enfin, mon idole de jeunesse, celui qui trônait à la place de Benicio** avant que ce grand balèze ne rentre dans mon coeur de midinette et écrase toute comparaison avec ce que je vois dans la vraie vie.
Mais cette fille délire?
Nannnn, c'est le hormones du printemps. Suffit.
Je m'égare... je disais avant que je ne vende mon âme au diable pour Benicio (oh putain, j'ai chaud, rien que de l'évoquer) et ben moi c'est Jeff, qui me faisait grave kiffer. Et pire que ça, c'est même dans The Big Lebowski que je l'ai trouvé le plus hhhhhhhhhhoooooooot.

Une seconde, please, je respire. ffffffffffffff

Donc oui Jeff Bridges, méconnaissable, dans le rôle du vilain, c'était tout cadeau pour moi. Bilan, j'ai surkiffé ce film, le sourire aux oreilles. Et d'ailleurs, je vous lache un secret... attendez la toute fin du générique, qui dit du "j'en veux encore"!
Ok les rabats joie, c'était pas le film du siècle, mais on va pas bouder son plaisir non plus!


Revenons à nos moutons cannois. Le ciné, c'est bien beau, mais comme d'hab, j'en reviens toujours à la mode. On ne refait pas son blog: mode et liens connexes, ma fille!

Autour de tout se raout sous le soleil de Cannes, y'en a qui en profite pour faire de la comm, de l’évènementiel.

Et c’est là que se pose la mode. Pas n'importe quelle mode.
LA petite marque chouchou du moment -et à raison, quand on voit la collection, enfin, cela n'engage que moi, mais quand même -
Les prairies de Paris fait son cinéma.

D'abord, LPDP lance un mini collection Ciné club, par amour du grand art*** (Laetitia Ivanez, la créatrice, est passionnée de théatre) pendant le festival du 17 au 23 mai.

Comme ça qu'il dit le communiqué (je vais pas le réécrire, hein, ça sert à rien) :



Cette collection rend hommage aux scènes et costumes de films qui l’ont marqué dans son enfance et qui l’inspirent encore aujourd’hui. Accompagnée par le photographe Fréderic Lebain et le designer Noé Duchaufour,
elle se réapproprie le pull angora rose de Paris, Texas, la robe de The Party, la veste de Jean-Pierre Léaud dans les 400 coups… pour les mettre en scène. Les prises de vue auront lieu à Cannes  et à Paris avec la jeune garde du cinéma français tels que :

- Ludivine Sagnier dans le rôle de Nastassja Kinski dans "Paris Texas " de David Lynch,
- Aïssa Maïga dans "Peau d' Ane" de Jacques Demy ou encore 
- Pierre Richard dans "Mon Oncle" de Jacques Tati
Le « Salon » du Ciné-Club s’installera quelques jours sur la terrasse de la résidence du Grand-Hôtel face à la Croisette et au Palais du festival aux cotés du salon MK2.
Les Prairies de Paris s’associeront aussi à la fête costumée organisée par MK2 en créant les masques en l’honneur de leur nouveau film d’animation la Véritable histoire du Chat Botté.

"


Bref, je serais bien allée me rouler dans le sable pour voir ça, mais bizarrement je ne suis pas invitée. La vie est parfois mal faite tout de même.

Ce n'est pas tout pour LPDP,
l’ouverture de la
boutique - galerie au 23 rue Debelleyme à Paris 3 est prévue le 28 mai.

C'est l'ancienne boutique Calesta, qui je crois, faisait 250m². Big. Non seulement, mes girls, on pourra y trouver toute la collection qu'elle est belle, mais en plus LPDP reprend une ligne enfant, et une mini collection homme.
Cela dit, là il n'y aura pas que de la mode. Je vous en reparlais en temps voulu...
J'attends tout ça de pied ferme!
Et en attendant, je ferai bien péter ça :


* Pour info peopolade : Madonna fera une apparition de star au diner de l'AMFAR présidé par Sharon. Madonna-Penn sur le même terrain... ahhh que de souvenirs..............

**Me dites pas que vous n'aviez pas trouvé?? Nannn, pas possible! Benicio, mais Benicio Del Toro bien sur!! Ohhh, je vacille...


**J'avoue que le choix de films me parlent... on voit qu'on est de la même génération ....Entre autres scènes
mythiques  :
Paris, Texas
Les Valseuses
La Dolce Vita
César etRosalie
Peau D’Ane
Scarface
L’Aventure C’est L’aventure
Brazil
Blow-up
Mon Oncle
PierrotLe Fou
Shinning
Fenetre sur cour
JamesBond
Priscilla Folle du Desert
The Party
Les400 coups
par Material Girl publié dans : News...I cant believe the news today
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Mardi 13 mai 2008

Salut les vacanciers,

C'est bon, vous avez pris vos premiers coups de soleil? A y est , c'est fini, on va enfin pour voir bosser??!
Pfff, je ne sais pas vous, mais moi, tout ce soleil, ça me chamboule les sens. Bilan, manque totale d'efficacité à la tâche...
Ce qui ne nous a pas empêché, nous les
WOWETTES, de vous offrir un nouveau numéro.
On a attendu que le soleil se couche, et paff, les lumières de la ville furent....
Over the world
Hé oui, c'est le thème de ce nouveau 
# 6, Les lumières de la ville, et hop on clique!

Allez, je repars à mon labeur...

par Material Girl publié dans : News...I cant believe the news today
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Vendredi 9 mai 2008
Salut les artistes,

Aujourd'hui, culture au programme! Wowowow, suffit, il n'y a pas que la fringue dans la vie... Open your mind and your ass will follow... à moins que ce ne soit l'inverse!

Enfin, plutôt, je vous propose un concentré de balade dans MON 19ème.
Parfaitement mes fidèles! Je suis bien d'acoord, pour le shopping, le 19 a ses limites, mais question balades et culture, c'est un must! Cet arrondissement, longtemps décrié, a de bien agréables facettes que voici, et par ces beaux jours, hummm, allez voir....

Pourquoi, tout à coup je vous ponds un post sur le 19? Simplement parce que le 104 ne devrait plus tarder à ouvrir.
Kezako le 104?? Non, ce n'est pas un nouveau resto branchouille, ni une voiture vintage, c'est le nouveau haut lieu de culture de ce cher quartier.

Plus exactement, ce sera un lieu de création artistique sur 26 000 m². Mazette! D'autant que l'architecture a l'air incroyable. Des espaces de créations seront mis à dispo d'artistes de tout domaine, aussi bien connus que confirmés.
Pour la petite histoire, cet immense "loft" est situé dans les anciens locaux des Pompes Funèbres Municipales datant de 1873, ce qui donne une petit coté chic décadant à ce lieu, non?

Et plus qu'un lieu de création, c'est destiné à être un lieu de vie. Ces dimensions pharaoniques abriteront aussi une resto, un café, une librairie, une boutique éphémère et quelques commerces pour que le passant y flâne.
L'ouverture est prévue cet été, et moi ça me chauffe de voir ça!
Pour en savoir cliquer ici le site.

En attendant le 104, vous avez de quoi faire...
Une envie de ciné et un pot en terrasse le long du canal? C'est incontestablement le ciné le plus cool qu'est le MK2 quai de Seine et quai de Loire, où on traverse même le canal sur un petit bateau!


Envie de parc, et herbe verte?
Le parc de la Vilette, ses concerts de jazz, son café musique où on mange plutôt bien. Aussi, son cinéma en plein air l’été, ses expos, en particulier pour les enfants. Le cabaret sauvage pour les concerts roots, et le Zénith pour le lourd.

Et chaque année, les puces du design le long du canal à coté du MK2.
Là c'est du 30 mai au 1er juin. Cher, mais amateurs de meuble, ça fait du bien aux yeux, et l'an dernier j'ai trouvé une petite robe plutôt sympa. Car il y a aussi de la fringue....

Le bar Ourq juste à coté est excellent avec ses transats à dispo sur la berge, ses activités pour les enfants, et pétanque pour les grands!
Ou enfilez vous baskets, et partez pour un bon footing le long du canal de l’ourq!

On change de quartier, on remonte un peu à l'ouest, et on se retrouve sur les hauteurs des Buttes Chaumont pour un des plus beaux parcs de la capitale! Je sais de quoi je parle : j’y fait mon jogging en râlant contre ces p------ de montés, qui traumatisent mon cuissot! Alors je fais hurler mon ipod dans mes oreilles pour oublier que ça fait mal. Pffff, efficacité sur le cuissot et sur la négation de la souffrance moyenne, ... mais ça fait tellement de bien quand ça s'arrête!!
Et puis au parc, maintenant y'a Vincent! Qui??? Chez Vincent, THE famous resto italien, avec son maestro fan d'Opéra, qui vient de déménager au Pavillon Puebla. Rien que pour le cadre, à vous de juger le food....

On fait un stop culture Au Plateau*, le lieu incontournable de l'art contemporain. La programmation ici.
Le mieux , c'est de venir dans le quartier quand il y a les portes ouvertes de Belleville, accès aux ateliers d'artistes, des contacts hyper sympas autour de verres bien remplis, et ne manquer pas d'aller à La générale.
Vous êtes dans le coin? Vous connaissez le quartier de la Mouzaia? Ses maisons, ses petites ruelles: jolie balade dans un Paris étonnant.
Ensuite, on passe par la rue de la Villette pour s'acheter des fleurs à la Java Bleue, un cadeau pour les mioches au Dragon savant, et une robette Sessun avec son pendentif Gynette NY chez Pollen. 3 très bonnes adresses avant d'aller boire un verre au Bariolé, MON bar et MES barmen! Bah, c'est MON quartier ça!!

Regardez aussi ce qu'il se passe dans le tout petit théatre Clavel, avant de vous faire un bar ou resto du quartier.

Et on redescent vers la rue Rebeval pour boire un verre au boboisant KD, manger une incroyable viande argentine Chez Valentin, ou prendre un repas sur le pouce au rigolo Zoé bouillon avec ses Barbies en vitrine. Et si vous aimez l'ambiance table d'hôte, c'est Mon oncle vigneron!

Et comme vous êtes à coté de la rue de Belleville, arrêtez vous pour quelques chinoiseries et regardez la tour eiffel, pile poil dans l'axe!

Voilà mes fidèles, faites moi confiance, le 19ème vaut le détour, et vu comme ça bouge en ce moment, le meilleur reste à venir, ... enfin, c'est mon hémisphère optimiste qui l'écrit!

 

*Le Plateau : Jusqu'au 25 mai, expo Cao Fei
par Material Girl publié dans : Adresses...Our house
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Lundi 5 mai 2008
free music


Salut mes fidèles,


En ce début de semaine chargée, et comme j'ai une affection toute particulière pour cette interview réalisée par myself et avec les très belles photos de
Garance, au cas où vous auriez zappé mon WOW, voici Marc Le Bihan....

 

Marc le Bihan
© Photo Garance Doré

Marc est une énigme, Marc se fait rare.
Marc Le Bihan est pourtant membre invité de la Haute-Couture.

Des années que je le suis de loin et qu’il m’échappe. Amoureuse du déstructuré, du noir et des influences belges, cela faisait longtemps que je voulais en savoir plus sur Marc Le Bihan.
Alors quand Wow reçoit un mail nous informant que Marc Le Bihan collabore à une nouvelle ligne, Korda*, j’ai sauté sur l’opportunité de l’interviewer, mais quel drôle d’endroit pour une rencontre !

Nous avons rendez-vous dans le 18ème arrondissement de Paris, où Marc fait le shooting du catalogue de sa propre collection.
Pourquoi “nous” ? Parce que j’emmène ma copine Garance, oui the One, Golden Garance, pour qu’elle prête à WOW son talent de photographe.
Garance a sorti ses talons, moi mon léger cuir.
Quelle bonne idée… pour se retrouver au dernier étage d’un parking délabré et glacial, mais parfait environnement pour le shooting.
le bihan shooting
© Photo Garance Doré

Heureusement, l’équipe nous accueille avec du thé bien chaud.
Marc, super disponible, se prête souriant et fumant, au jeu de l’interview.
Mimétisme, je souris, je fume, et le questionne.
Marc, explique-moi ce que sont tes lignes : haute couture, prêt-à-porter ? Et dois-je désespérer de trouver tes créations à Paris ?
J’ai deux lignes : une collection plus prêt-à-porter, et l’autre dans un esprit couture, mais elle est très peu produite, c’est avant tout du sur-mesure.
En France, il y a peu de points de vente, essentiellement à Lille et à Marseille. Sinon, il faut partir en Italie, au Japon, en Allemagne…
Quel est ton parcours ?
Initialement, j’ai une formation textile. J’ai commencé à 15 ans à la Manufacture des Gobelins à Paris, où j’ai travaillé 7 ans pour faire de la restauration textile.
Parallèlement à ça, j’ai une formation en dessin et histoire de l’art. L’histoire de l’art m’a amené à réfléchir, à lire pas mal, et voir beaucoup d’expositions. Du coup je me suis intéressé à ce qu’était un corps et chercher un support qui soit proche du corps. Je n’avais pas du tout pensé à aller dans la mode. Je cherchais un métier manuel, et proche du textile et de la création. Cela m’a amené vers les Arts Déco. Puis, je suis passé quelques mois à la St Martin à Londres.
De style, je me sens très proche de l’école Belge. J’ai fait ma première collection en 91.
Comment te caractérises-tu en tant que créatif ?
Ce qui m’intéresse plus que la mode, c’est la constitution d’une garde-robe, au fur et à mesure du temps.
Dans mes collections, on va retrouver des modèles vus il y a 10 ans en même temps que des choses nouvelles. C’est plus un processus, une réflexion sur le vêtement qu’une création de collection.
Tu as une couleur récurrente ?
Oui, l’absence de couleur ! Uniquement des couleurs assez neutres, car je n’aime pas beaucoup la couleur dans le vêtement.
Quel est le mot qui revient le plus sur tes créations ?
On parle d’un mélange de quelque chose d’assez rock et de romantique, ce que je trouve complémentaire et opposé à la fois.

Marc le Bihan bottes

© Photo Garance Doré

Quels sont tes créateurs de référence, ceux qui t’inspirent ?
Forcément toute l’école belge. Quand j’ai commencé, ils étaient déjà là. Et aussi, les japonais qui ont apporté beaucoup.
Qu’est-ce qui t’a fait démarrer ?
J’étais aux Arts Déco, et là j’ai préparé le concours de Hyères. J’ai été sélectionné, et en fait, j’ai eu un prix* ! Une partie du prix à l’époque était un stand au salon du Prêt-à-porter féminin. De là j’ai touché mes premiers clients.
Tu es très présent en Italie. C’est comme ça que tu as rencontré Vittorio Venafra* pour la ligne « Korda di Marc Le Bihan » ?
Ca s’est passé de façon très différente, c’est via Daniela, la fille de Vittorio, avec qui je travaille sur cette collection. Elle travaillait dans la mode, et avait vu des pièces à Londres, et elle me disait « à chaque fois que je voyais une pièce qui me plaisait, je retirais ton nom . Je me suis dit, c’est un signe, il faut que je l’appelle ».
Elle a mis 6 mois avant de trouver mon numéro de téléphone. On s’est rencontré, et on a parlé de la façon dont on appréhendait le monde de la mode et aussi ce métier.
Moi lui disant, que je ne me sentais pas dans ce monde, cette idée de mode ne m’appartient pas. Ce n’est pas que volontaire. C’est une histoire de système, un magazine ne vit que par la pub, il reste 1% pour parler des gens qu’on aime bien, des nouveaux.
C’est la réalité du système. Tant qu’on est nouveau, ça va. Les 4 premières années, on arrive à faire des choses. Ensuite, même les journalistes qui le voudraient n’ont pas la possibilité de le faire.
Ce qui veut dire que, au niveau commercial, il y a des boutiques qui ont besoin de la publicité d’un créateur dans les magazines, pour acheter la collection. C’est une espèce de cercle vicieux.
Les boutiques-phares sont bloquées pour des histoires de budget, donc il faut trouver des gens qui comprennent l’histoire et sont capables de la suivre. Il faut juste savoir trouver sa place.
Tu as une femme idéale que tu souhaites habiller ?
La femme idéale est celle qui comprend.
Si on me dit dans une boutique, la clientèle c’est celle de 20 à 75 ans, je suis très content. Bon après il y a la notion du pouvoir d’achat bien sûr…
Ce qui m’intéresse vraiment, plus que l’idée du corps, c’est l’idée de l’être humain. Mon processus de création est presque plus littéraire. Quand je montre à un vrai commercial, ce que je considère comme « commercial » dans ma collection, il me regarde « ah bon ??! ».
Le pays qui marche le mieux ?
Japon et Italie, les italiens comprennent bien. Mais la rue est tellement différente en Italie, on sent que les gens s’habillent même pour aller faire les courses, et quand on sort le soir on se change. Il y a vraiment un effort de fait, c’est impressionnant, une extrême attention.
Un pays que tu aimes particulièrement ?
Le Japon. Forcément, c’est un pays qui m’inspire. A la fois, très fort en tradition, très moderne. Je me souviens d’une femme en kimono qui attend le train. C’est presque une image d’Épinal, mais c’est ça le Japon. Une espèce de supra modernité, et des traditions très présentes.
Tu sors à Paris ?
Pas le temps. Je sortais beaucoup étudiant, mais je ne sors plus !
La musique t’inspire ?
Oui, beaucoup ! J’aime bien PJ Harvey, Cat Power, des gens comme ça. Il y a des vieux que j’aime beaucoup qui ont disparu, Joy Division. Et oui, Patti Smith.
Tu as un rêve de création ?
Une vraie jolie robe, toute simple, une petite robe noire indémodable qu’on peut porter toute sa vie.
Un truc à éviter absolument ?
Le total look bien sûr, c’est la caricature. Pourtant, je considère qu’à partir du moment où les vêtements sont montrés ensuite dans les boutiques, ce n’est plus à moi. Je pense à une copine qui, un jour, va dans une boutique, et la vendeuse lui dit : « c’est pas du tout comme ça que le créateur l’a imaginé !». Alors elle a reposé la pièce. Parce que c’est stupide. Ça, c’est la vrai faute de goût : vouloir imposer.

Marc le Bihan chemise

© Photo Garance Doré

Tu te sens prêt à faire des compromis ?
Non. Là, j’ai accepté cette collection pour Korda, car d’une part j’ai totalement confiance en Daniela et son père Vittorio, et parce que j’avais carte blanche aussi. On ne m’a pas demandé de faire quelque chose de différent. Forcément, les contraintes, c’est moi qui me les suit imposées, comme faire une collection plus commerciale. L’idée, ce n’est pas de répéter ce que je fais déjà. C’est un peu le défi.
Ce sera fabriqué de façon plus industrielle, mais en gardant une main artisanale. Korda est produit en Italie.
Et ta ligne est produite où?
Tout est fabriqué en France et même à Paris, une grosse partie à l’atelier, et on travaille avec des petits ateliers autour de Paris.
Toute la collection est très artisanale, c’est une façon de contrôler, une façon de savoir avec qui on travaille, dans quelles conditions ces gens là travaillent, combien ils sont payés. Je connais la qualité, comment c’est fabriqué. Ce sont vraiment des belles matières.
Du coté commercial, c’est quelque chose qu’il faut défendre et dont il faut parler.

Oui, il a raison, il faut parler de tout ça, il faut mettre la création à l’honneur, mais aussi le savoir-faire, l’intégrité, et le talent. Marc, c’est tout ça. Maintenant je sais que non seulement j’aime les créations de Marc, mais qu’en plus c’est un puriste, un artiste, un type vraiment bien !
Alors pendant que le shooting se poursuit dans ce drôle d’endroit, je m’extasie sur ses pièces, mélange de neuf et d’ancien : un pull militaire des années 50 revu en gilet, du faux vison teint et bouilli, du satin viscose dévoré, des écossais qui viennent d’Écosse, des broderie de perles vintage, et de pures créations…
Collection Marc le Bihan pour Korda
© Photos Cécile Guyenne

* Marc a gagné le concours de Hyères ex-aequo avec Viktor&Rolf !
* Korda di Marc Le Bihan est une ligne de prêt-à-porter de luxe, fruit de la rencontre de Marc Le Bihan, fashion designer français membre invité de la Haute Couture et Vittorio Venafra, un homme amoureux de la mode, sans cesse à la recherche de nouveaux talents. La collection Automne-Hiver 2008-09 sera mise en boutique à partir de Juillet 2008.

Material Girl (texte) & Garance Doré (photos) pour
WOW

par Material Girl publié dans : Interview...Du coté de chez Swan
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Vendredi 2 mai 2008
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Odaseb*

Ahhhhhh...
Cet enthousiasme qui soulève le public dès la première note, dès ta première apparition
Ces déhanchés genou serré
Ce carisme frenchy du terroir
Ces rythmes californien qui donnent envie de sea, sex & sun
Ces poses langoureuses allongées sur le clavier
Cet amour du public... Comme t'es un mec généreux, t'offres même de ta bouteille au public devant.
Cette répartie de fin de soirée... 50€ les places? Oh merde, un 25! .... Que t'aurais passé 25 ans dans les stups! La bonne blague...
Cette tenue délicatement négligée mais juste ce qu'il faut de la hip et ring' à la fois.
Cette sexualité latente, présente, juste, et drôle à la fois... t'en est attendrissant, de ta façon de caresser le micro en hahanant de petits cris de jouissance, ohhh, ouuuiiii
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La ritournelle, on dirait que cette balade a toujours existé, intemporelle.
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Tu enchaines sur l'amour et la violence : J'ai entendu proposé qu'on la lise à la place de la lettre de Guy Moquet!
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JPG est là pour te regarder, lui aussi transporté, je le vois, il est à coté de moi. C'est Jean Paul et Julien** qui te présenteront bientôt, ça va pulser grave mon Seb! Si vous voulez voter pour Seb, tapez le..........

Bref, on ne s'était jamais rencontré, je ne savais pas... pas à ce point... mais là à l'hotel amour en after, j'ai été triste de te quitter... Je l'affirme : Une groupie est née.
Seb, c'est torride, sexe, déjanté et accessible!
On se revoit bientôt, hein? En décembre à Tokyo.....

* Tout ça pour dire que j'ai été au concert de Sébastien Tellier à la Cigale ce mercredi , et c'est en approchant la bête que j'ai compris la raison de tout ce rahout autour du chevelu... Ce type a un carisme de oufff, et un album de folï!!!!
Il faut le voir "on stage" pour appréhender l'ampleur du phénomène, car je vous l'affirme, c'est un phénomène!!!

**Le 24 mai, notre/mon représentant national sera présenté à L'Eurovision par Jean Paul Gauthier et Julien Lepers. Du lourd en perspective!
Le titre.... Divine! Allez, tapez.....
par Material Girl publié dans : Expos, sorties...Girls just wanna have fun
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Jeudi 1 mai 2008
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Salut les artistes,


Hyères, festival de mode et aussi de photo. J'avoue que c'est à la partie mode que je me suis attachée, pourtant la photo n'était pas en reste. La photo, je n'y connais pas grand-chose, par contre, comme la majorité des festivalier j'ai été subjuguée par l'exposition de Melvin Sokolsky, également présent à Hyères en tant que membre du jury.

Je ne pouvais donc pas passé à coté de l'occasion d'écrire quelques mots sur cet artiste fascinant!

Melvin Sokolsky est né dans le lower east side Manhattan en fin 40's. Il est de la génération de Richard Avedon.
N'ayant suivi aucune formation formelle en photo, c'est son instinct qui l'a guidé.
Motivé et incroyablement doué, à 21 en 1959, il rejoint le staff photo de Harper's bazaar.
C'est sa série Bubble en 1963 pour le Harper's qui le fera décoller définitivement, série dans lesquelles des modèles superbement vetues,  flottaient comme dans un reve. Melvin dit avoir été marqué et inspiré par le célèbre tableau de Jérôme Bosch, Le Jardin des délices.

Si il a fait beaucoup de pub photo, en 70's il étend son territoire vers les commerciaux, et déménage à Los Angeles où il vit et travaille toujours.
Melvin est considéré comme un pionnier dans la création d'imagerie visuelle, alors maintetant ....arrêt sur image et admirez ce qu'on a vu à Hyères!

La fameuse série Bubble


Et aussi...



Alors si vous voulez en savoir plus, allez voir son site
ici
Et aussi plus d'info sur le site du festival,
ici
par Material Girl publié dans : Portrait...Glory and consequency
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Jeudi 1 mai 2008
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Hello again,



WOW #5 est dans les bacs!! Comme une fille vous aimerez le lire....

Je fais ma flemmarde, je remets l'édito si bien rédigé par notre
Domino nationale!

Et pour ce 5e numéro, Wow accueille une nouvelle chroniqueuse : Miss Nuche, qui se chargera aussi de vous faire sortir (ou pas) de votre tanière.
Pour ce numéro elle fait très fort en vous forçant tout d’abord à faire un peu de gym, puis en vous emmenant direct vous ruiner dans les bars rock de Paris.
On ne sait pas si on va la garder.
Toujours de la mode dans ce numéro 5, car Mzelle Fraise étrenne une incroyable robe de Poltock and Walsh tandis que vous croulez sous les accessoires de Glam et les shoppings de Material Girl (mince elles aiment le même collier ces deux-là !).
Pour le reste : Tina Berning une illustratrice à découvrir avec Nanikaa, et il y a au moins deux disques à se procurer cette semaine…
Puis Ava nous révèle son passé de fille.
Et Violette a vraiment reçu du courrier ! Chez les mômes les garçons sont invités à se faire discrets, mais la faute est réparée puisque Frieda, elle, a jugé bon, justement, de nous parler de garçons

C'est parti, cliquouillez....
par Material Girl publié dans : News...I cant believe the news today
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Mercredi 30 avril 2008
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Salut mes princes&princesses,

Il était une fois la villa Noailles sur les hauteurs de hyères. Construite autour de 1930 par Mallet-Stevens à la demande de Marie-Laure et Charles de noailles, mécènes aux idées larges. Il fallait être sacrément avant-gardiste car Mallet-Stevens leur propose une architecture qui sera très controversée : une succession de volumes, ajoutés au fur et à mesure des désidératas des propriétaires. 1800m², pour moi de total bonheur car cette villa abrite une piscine et ... un squash!!
Cette villa abrita des fêtes magnifiques, accueillit les plus hip des ses contemporains (Man Ray , Bunuel, & co), avant de partir en friche après guerre, puis enfin d'être rattrapée par les monuments historiques.

Du coup, aujourd'hui quand, et pour la 23ème fois, la villa héberge le festival de la mode et photographies de Hyères, c'est un petit woodstock version chic!

Le Festival se passe en grande partie du vendredi au dimanche, 3 jours pendant lesquels le défilé des 10 créateurs sélectionnés a lieu 3 fois, et les festivaliers font la navette entre la ville Noaillles, son architecture et sa pelouse...

Ben quoi, je vous montre la pelouse... oui enfin, mes pieds, mais ça on s'en fout, c'est les chaussures qui comptent (oulala, j'vous dis pas les jalouses que j'ai faites, hein
Punky, , et Garance?!!!)

....et le chapiteau des défilés sur la plage.


Samedi, en plus du défilé, la lauréate de l'année précédente, Sandra Backlund, présentait sa nouvelle collection.

C'est beau, c'est créatif, mais c'est de l'art ou du vêtement? Un vêtement a-t-il pour principale fonction d'être porté? Telle est la question que pose ce défilé, non?!

Et les candidats, ça donne quoi? Allons droit au but...

Titipon Chitsantisook, Thaïlande
Noir c'est noir, un très beau travail sur la matière, pour le premier de la liste, ça commençait bien!


Lucia sanchez
, Argentine
Là, moi, je n'adhère pas du tout à ce coté ethnique qui vampirise le style. A part, cette robe à bretelle de cuir que j'enfilerais bien!


Graham Tabor
, US
Une collection pour homme qui aurait pu être intéressante si on n'avait pas une sensation de déjà-vu... Mais intriguant tout de même. Tant de sérieux, ça en devenait rigolo en fait!


Miriam Lehle
, Allemagne
Wouhala! J'ai dû revoir les photos pour m'en souvenir, c'est dire si j'ai adhéré...


Matthew Cunnington
, UK
Oui, vous le savez tous, c'est le grand gagnant. Et ouii, c'était mon favori. Rien à dire, les coupes, les volumes, le tombé, tout y est... mais c'est clair, pas de grand risque dans la gestion de la couleur! Mais ces subtils décoletés sur la peau, troublants...


Isabelle Steger
, Autriche
Là, ce fut un grand moment! Une musique subtilement militaire mais fraiche, et pleine d'une forme d'humour, un choix de mannequins incroyable, plus comédien que porte manteau. Bref, un vrai parti pris, une création qui force le questionnement avec de belles coupes, franchement, c'était fort! Totale remise en question de la beauté, de l'âge... au profit de la personnalité.


Olivier Borde
, France
Ces hommes, croisement de mormons et de pirates, m'ont surtout marqués pour leur jolis minois. Oulala, jolis, très jolis ils étaient, j'en suis encore toute troublée....


Titi Kwan
, France
Private note : Désolée Pierre Jean, mais alors moi je n'ai pas du tout aimé, je n'ai pas compris la cohérence de cette collection!!


Stella Valentic & Julie Kéchichian
, France
Ca, c'est les petites françaises que l'émission la mode, la mode, la mode avait suivi plusieurs semaines. Dommage pour ces miss créatrices, qui ont fait une collection ou plutôt la collection qu'on pourrait aimer porter en ce moment (du sarouel-carotte fut, de l'écossais, du bleu et noir, etc...), mais apparemment ce n'est pas suffisant pour repartir avec un prix.

Jean-Paul Lespignard
, Belgique
Bon ben là, je ne vous remet pas les photos, je les ai mise ici dans mon précédent post!

Et voilà!
C'est dimanche sous le soleil de fin de journée que les résultats sont suivis d'un cocktail sur la plage...


Où les lauréats, certainement épuisés, posent sous l'objectif des photographes...

Où les derniers interview ont lieu...
 
Ici, Scott alias
The Sartorialist avec Diane Pernet
 
Et  tout ce joli monde se retrouve pour une dernière fête à la villa sous un ciel de bulles, des oursins dans les mains, une coupe de champagne dans l'autre! La musique est à donf, la foule danse, la fête est partie.................
 

Et voilà Hyères, c'est fini pour moi. Je n'ai pas eu assez de temps pour bien vous faire découvrir la partie photo. Simplement, le prochain post sera dédié à un fantastique photographe exposé à la villa et membre du jury... Vous allez voir le maître!

A demain!
par Material Girl publié dans : Défilé...The soft parade
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Mercredi 30 avril 2008
Salut les coquettes,

Avant de revenir sur le soleil du festival (je sais, toute la bloggo le passe en revue, mais il faut bien que j'y mette de mon vécu!), un rapide détour par la rue Beaurepaire. Oust, maintenant, tout de suite, car ça a commencé hier.
Si vo
us avez envie d'accessoiriser joliment et créativement vos tenues pour des sommes souvent très raisonnables, allez au 20 rue Beaurepaire dans le 10è à la vente des Filles en aiguille, c'est jusque dimanche.

Ce n'est pas nouveau, certes ces ventes ont lieu très régulièrement, mais comme je viens de vous servir un interview de Miss Eva Gozlan, c'est l'occasion de découvrir "in vivo" ces charmantes créations.
Au pire, vous riquez même de découvrir qu'autres jolies petites marques (en particulier Christiansen, très choli sacs), alors qu'est ce que vous attendez pour programmer ça dans ce long wik end?!

par Material Girl publié dans : Expos, sorties...Girls just wanna have fun
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Mardi 29 avril 2008
Salut mes passionnés,

Je vous avais prévenu, durant quelques jours, je serai muette comme une taupe (??), but, I'm back! Merci pour tous vos messages empressés...
Alors voilà. C'était riche de création, de rencontres, de soleil et de bon temps!
J'imagine que je ne serai pas la 1ère à vous apprendre les résultats du festival. Je n'ai pas eu le temps de faire un tour sur mes bloggfriends de Hyères, mais comme là c'est un peu le rush du retour, en vitesse... tatatata...le résultat, et les photos des créations des lauréats... en attendant que je vous en raconte plus...

Le grand prix (l'Oréal Professionnel) a été attribué à.... L'anglais Matthew Cunnington!!!
 

Voyez ces volumes, ces plissés, ce travail sur la matière, ce noir, bref c'était, bien sûr, mon choix! Apparemment, de "source sure", il n'y aurait pas eu beaucoup d'hésitation au sein du jury...

Et le deuxième grand vainqueur est le belge Jean-Paul Lespagnard qui a rafflé 2 prix, le bougre : le prix du public, et le prix 1.2.3 (soit 15 000€ et une collection pour 1.2.3).
Il faut dire que personne n'a été insensible à l'humour dévastateur de JP: des cornets de frites aux talons des chaussures, si ça file pas la pêche, ça (nan, j'ai pas dit autre chose et non, c'est pas de l'humour à 2 balles....)!

Je déclare la 23ème festival de hyères terminé... mais attendez je reviens avec plus de détails demain!
par Material Girl publié dans : News...I cant believe the news today
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