Mercredi 3 septembre 2008
D'accessoires et de la qualité de la presse gratuite




Il y a quelques jours, à l'occasion d'un petit meeting de potes chez ma copine Lisou, je me prends à discuter avec un graphiste passionnant. Il me parle de l'un de ces jobs : designer du magazine ICONOfly et du site associé.

Ké?? Comment ça, je ne connais pas ce mag??! C'est une peu comme
le blog de betty, on se croit "aware", et paf la cruelle réalité nous frappe de plein fouet (quoi?J'en fais un peu trop là??), il faut me l'avouer: non, je ne connais pas tout.
Je ne me laisse pas désarçonner pour autant, je plonge dans le net pour y décrouvrir le site. Je me passionne,  c'est une pure découverte!
Je contacte la RP qui m'envoie sur le champ le dernier numéro....

ICONOfly
Journal d'un accessoire

Maintenant, je me souviens! Lors d'une présentation à l'IFM, un jeune créateur qui faisait une conf,
Luc Dognin, nous avait parlé de ce magazine pour avoir réalisé en collaboration un sac pour ICONOfly. Au passage , allez voir le site de ce créateur au concept particulièrement intéressant.


Alors ICONOfly, c'est quoi??
ICONOfly, c'est un magazine gratuit en petit format sur du très beau papier et un très beau tirage, avec pour vocation de parler d'un accessoire différent à chaque numéro. L'idée est de mettre en relation accessoire, art et culture : histoire, savoir faire, poème, photographie, design, collaboration, etc.

Le premier numero est sorti été 2006, avec pour thème le sac (Jérome Dreyfuss y participe, pour les fan, c'est
ici).
Ensuite , il y a eu
The diary of a Watch

The diary of Eyewear

et le dernier en date 
The diary of Boots

  Je me régale actuellement de sa lecture : le sujet est raffiné, les interventions sont créatives, la maquette est belle, le papier est sensuel.

A ce rythme là, acheter un accessoire va devenir une démarche intellectuelle...  Très pratique pour justifier ses dépences outrancières en leur donnant un peu de consistance créative!
C'est bon les filles, vous pouvez aller craquer sur les dernières Pierre Hardy, vous avez les arguments pour!

Pour conclure, c'est un petit luxe gratuit que je vous conseille au plus vite... et faites un saut aussi sur le site très bien fait.

* Distribué chez
Café de Flore , Colette, L'Eclaireur, Etat Libre d'Orange, Librairie des Arts Décoratifs, Printemps du luxe, etc.

** Une remarque : pas de publicité "officielle" mais des partenariats avec les marques qui interviennent et qui font oeuvre d'annonceurs. Intéressant comme façon de faire, non?
Par Material Girl - Publié dans : News...I cant believe the news today
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Lundi 1 septembre 2008
De rock, de rock, une lampée de mode... et autres banalités (part 2 & fin)


Attention vos yeux, fidèles lecteurs: photos prises avec mon iphone, car cette gourde que je suis a trouvé de bon ton de laisser son appareil chez elle en ce jour béni des Dieux. Bref, indulgence , indulgence...
Et pourtant. Ces 3 adorables modèles chacune si parfaite dans leur style...


Il faisait beau en ce vendredi, mais mieux vaut se prémunir des soirées plus fraiches : un short, des bottes un peu vieillies, un gilet et le foulard.... Elle n'est pas trop jolie ma petite festivalière? Une ravissante poupée.


Rien que pour son sourire, irrésistible Julia. Enfin une (la seule) à qui j'ai pensé à demander son prénom. Où ai je donc la tête?


Et cette jeune fille a adopté la parfaite tenue cool, chic et personnalisée. La pink touch relève à la perfection la tenue qu'on aurait pu croire un brin classique. Moi je dis, chapeau bas, jolie demoiselle.

Il faut savoir qu'outre les concerts, il y a des activités incontournables à Rock en Seine.
Bien sûr comme ci-dessus le matage du festivalier tient le haut du pavé. Mais ce qui prime par dessus tout est .... la recherche de ses potes, ce qui occupe environ 10 min / heure + quelques opaques textos : "en face du poste du secours, 3ème arbre à gauche", "devant le stand Heineken, nan pas c'ui là, l'autre!", etc.
Ensuite, viennent ex-aequo le buvage de bière avec la pause pipi (lien de cause à effet).
Et bien, une fois tout ça réalisé, la musique apparait comme bien secondaire.
Je blague.
Un peu.

Voilà qui m'amène à parler (vaguement) rock... ce qui, au final, nous amène sur ces lieux (croit-on?). Alors disons que jusqu'au concert de The Roots, rien à signaler. Il est 18h30, et ca commence à chauffer, excellent.
Plus calme, écouter Katy Nash, dans l'herbe est tout aussi agréable.
Le concert de Justice se fait attendre, la foule est compact, s'amuse , puis s'énerve, et enfin s'excite au 1er son. Justice est là. Très marrant le coté extatique de ce type de concert, on se laisse prendre au jeu, galvanisant, même si je pense que les albums sont mieux produits que la scène. Le bruit court que Amy a encore annulé, ce qui répond à l'interrogation collective de la journée. Déception quand même.
On termine par le très bon concert de The streets dans la nuit étoilée.
Bilan, hummm, j'ai mieux aimé la programmation de l'année passée, mais c'est sûr vivement
l'an prochain!

*Si bien sûr, Garance et Géraldine était de la partie, j'ai aussi rencontré Jeune demoiselle et Miss Betty.
Je connaissais déjà
le jolie blog de la première, mais comment, jusqu'à présent, ai-je pu passer à coté de celui de la seconde ! Betty est une maestra du look, qui avec sa jolie frimousse sait autant combinée un esprit funky, qu'une touch de rock avec des silhouettes ultra féminines. Ok, vous devez tous la connaître, mais au cas où, allez y faire un saut, moi je suis bluffée!

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Dimanche 31 août 2008
Du rock, du rock, une lampée de mode.... et autre banalités (part 1)

Découvrez The Raconteurs!


Rock en Seine que du bonheur, une journée au soleil, rien à penser si ce n'est aller d'une scène à l'autre, commander une bière, larver entre pote... même si cette déjantée d'Amy Winhouse a encore annulée. Avant de débriefer une photo montage totalement rock, mais c'est tellement bon....



Voici encore un petit bout de Rock en Seine. J'ai un crush pour ce tatouage....


Mais si vous aviez vu celui qu'il m'a été refusé de prendre en photo. Je respecte et comprends tout refus. Et pourtant. Cet autre tatouage était d'une incroyable beauté : Grandiloquent! Une espèce de poupée ultra raffinée au milieu d'une toile d'araignée, entourée d'une grappe d'étoile, et se prolongeant avec une guirlande de fleurs. Cela occupait tout une partie du dos, de l'épaule.... et porté avec une robe zèbre. Bon, j'arrête de vous en faire un roman, peut pas vous le montrer.
Arrrgh.

A demain mes loulous pour d'autres photos du festival avec ses festivalier(e)s........
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Jeudi 28 août 2008
De la transparence de l'art et autres considérations temporelles

Découvrez Björk!


Je procratine
Tu proscratines
Il procrastine
Vous procrastinez???

Hier, discussion de haute volée avec une amie par MSN.
Monamifutée :
… je préfère prendre ça à la rigolade, c'est que j'ai du boulot à procrastiner moi!
Moalaramasse:
A quoi? Procrastiner????
Monamifutée :
C’est mon mot préféré. Ca m'étonne grave que tu ne l'utilises pas tous les jours!!???
Ca veut dire "remettre à plus tard".
Je procrastine toute la journée, c'est mon boulot!!!
Littéralement "remettre au lendemain". Du Latin.
Proverbe Manchot: « Ne remet pas à demain ce que tu peux faire à une seule ».

Là je me gondole. Pas vous ?
Ca vous sidère le popotin de telles considérations littéraires, non ?! Comment ça non ?

Bon, ok, je suis peut-être la seule à ne pas connaître ce mot. En attendant, avouez qu’il est tordant, et puis tellement a propos…
Car oui, mes fidèles ! Je viens de découvrir que je procrastine à longueur de journée !
Et en particulier, je procrastine à fond sur mon blog. Oui, oui, demain, un nouveau post. Oui, oui, demain, j’aurai des choses délirantes de fashion intérêt à vous narrer…
Et bien Non. J’ai peu de choses délirantes -à part à titre personnel, mais ça c’est une autre histoire- à écrire, alors je procratine, je procrastine….

… jusqu’à ce jour où je suis allée faire acte de culture à la
Fondation Cartier.
Oui, mes fidèles, c’est la journée de la culture !

Ce jour, c’était hier, mercredi. Sachez que le mercredi la Fondation est free entrance. Ce qui forcément implique un peu de queue. Enfin, d’attente quoi. Bref, c’est rapide.
Je suis allée moultes fois à la Fondation, mais c’est la première fois que je la vois aussi décloisonnée. Hymne à sa transparence.
 
Le célèbre architecte Jean Nouvel (Prix Pritzker, et tout et tout), accessoirement auteur du bâtiment (et de l’IMA, et du musée du quai Branly, et….) a mis en scène cette rétrospective sur le fameux sculpteur César*.
Rien que pour apprécier la transparence du bâtiment, son architecture, les jardins, cela vaut le coup.

L’avantage de ce type d’expo est que ça ne fait pas trop mal à la tête, ni ne prend trop de temps. Pas besoin de passer une heure à faire semblant de cogiter devant chaque pouce ou chaque bouse…
 
Oups, pas bouse, mais expansion ! N’y voyez rien d’insultant, au contraire. En art, il faut savoir faire preuve de largesse d’esprit et surtout de second degré. Bouse est certainement la lecture primaire la plus commune. Enfin, de la « plèbe ».
Tout ça pour dire, qu’il est indispensable de lire les textes qui raconte le cheminement de César. Et c’est là que son travail prend toute sa dimension.
L’exposition se découpe en 3 parties : les empreintes humaines (avec ses pouces, seins,..), les expansions (les fameuses b…), et les compressions (rendons à César ce qui est au César ).
C’est l’occasion de rencontrer un César expérimentateur avec ses histoires de matières, de formes, de traces, de mélanges, de masse….
Entre arts appliqués et physiques appliquées, on peut parler de « physique de l’art » ?
J’avoue que j’apprécie son approche de « technicien » de l’art. Beaucoup d’humilité, même si ce n’est pas vraiment ce que le personnage dégageait.
Et une petite mention pour le bestiaire en fer que j’ai particulièrement apprécié.
Allez y, ouvrez vos chakras, et découvrez un César plus conceptuel qu’on a bien voulu le croire.
 


Bon alors mes fildèles, vous aussi vous procrastinez souvent?

*Rétrospective César, 10 ans après son décès :
Anthologie par Jean Nouvel 8 juil. › 26 oct. 2008 La Fondation Cartier pour l’art

**Très bon article sur César et cette exposition ici 

Crédit photos : blog ci-dessus
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Mercredi 20 août 2008

Découvrez Yelle!




De l’ivresse … de la création et autres Happenings


Hier soir, à une heure avancée, je reçois un mail d’une belle rousse. Elle me propose de l’accompagner dans une virée CDG.
Moi, il se trouve que c’est mon état éthylique qui n’a plus rien d’idyllique…
Kezako ? CDG ?
Que bien sûr, que je lui réponds, avec grand plaisir, car je lui fais une totale confiance, et pourtant… je ne suis pas sure d’avoir saisi toute la substantifique moelle de cette proposition. CDG, Charles De Gaulle ??? Il doit y avoir un message subliminal qui m’échappe…
J’essaie tant bien que mal de reconnecter quelques synapses… Eureka !!

« P-----, je viens d'activer 2 secondes mon cerveau!!! Ton titre de mail ( Rei... M'enfin!), mais bien sûr (faut que j'arrête de boire, ça brouille ma fashion clairvoyance!). A compris! Bien sur, je serai là avec toi.... »

Ouiii, si j’avais été une peu plus observatrice (ok, pour ne pas dire beaucoup moins saoule), j’aurais remarqué le titre du mail : Rei

Moi, je dis : c’est pas bo de boire……..

Bien voilà, tout ça pour introduire le sujet de Comme Des Garçons dont on n’a pas fini de parler.
Ma belle rousse,
Géraldine, vous a déjà ravis de sa plume concernant la collaboration de qui j’appellerai désormais CDG avec H&M.


Et comme il y a quelques jours, j’ai lu le dernier Numéro, j’avais envie de faire une ressaucée sur cette passionnante marque, label, ou plutôt acte de création.

Oui, car
Rei Kawakubo la créatrice, celle par qui sont nés les Guérillas Stores (un de mes précédents articles
ici sur le sujet), celle qui a créé un des magasins qui me fascine le plus (le Dover Street Market à Londres), cette pasionaria de la création, a non seulement collaboré avec H&M (et ça n’a pas du être simple, voir l’article de Coco), mais convole en ce moment même avec Vuitton.

Pendant une saison*, Comme des Garçons crée une boutique éphémère Louis Vuitton à Tokyo avec 6 sacs monogram uniques (dont 2 rééditions des 70’s et 2 créations pures baptisées « Party bags »).


H&M, Louis Vuitton ? Loin d’être une accro du monogram, ce qui m’intéresse est ce qui a pu motiver une telle anti-conformiste à engendrer de telles collaborations.
Louis Vuitton ? Sachez que c’est Rei K qui est à l’origine de cette idée (idée qui apparemment a été refusée dans un 1er temps par Yves Carcelle). C’est justement pour désamorcer les idées préconçues, dixit la créatrice, et avec une envie de « ressusciter l’esprit d’alors » de Louis Vuitton qui se serait dilué dans des boutiques trop grandes.
Louis Vuitton est aussi l’incarnation d’une tradition dans un pays, le Japon, où la tradition est omniprésente et où la marque déclenche toutes les ferveurs. On peut y voir une façon de faire honneur à son propre pays.

Voilà, maintenant, il faudrait que CDG ou Vuitton me convie à aller voir tout ça, que je me lost in translation. On peut toujours rêver, hein ?! En attendant, je le redis, n’hésitez pas à pousser la portes des magasins Comme des Garçons, où que vous soyez dans le monde, et glanez tout type d’information créative (ou qq infos toujours
ici).

Un autre sujet sur lequel j’aimerais avoir plus d’infos et d’images est l’installation de la collection d’Hussein Chalayan au Dover Street Market, puis le lien de Hussein C avec Puma, puis de Puma avec… Quant au grand Karl, il avait fait défiler en juin sa collection au Dover Street Market !
Vous voyez le monde de la création et ses affinités, c’est sans fin ! Et c’est ça qui est bon….

* « Happening » du 4 septembre au 14 décembre 2008 dans la boutique Comme des Garçons de Omotesanto à Tokyo (qui fête au passage ses 30 ans), convertie en un Louis Vuitton Store éphémère, dédiée à la toile monogram. Pas de réservation possible, et on ne peut acheter que sur place !

Par Material Girl - Publié dans : News...I cant believe the news today
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Lundi 18 août 2008

Découvrez Simon & Garfunkel!


De l'ivresse ... des profondeurs

31
Quoi 31?!
31, c'est le nombre de jours dans un mois, me diriez vous... Donc, 1 mois pile que je n'ai rien posté. C'est propre, c'est net, c'est dit.

364
Quoi 364?!
Là aussi, c'est propre, c'est net. Ou presque. C'est beau aussi, car c'est 1 an moins 1 jour. C'est le nombre de jours de ce blog. Oui, à mon tour, je fête 1 an de vie dans la bloggo. Est-ce que j'aime les anniversaires? Rien n'est moins sûr...
Assiduité moindre ces dernières semaines, mais c'est pour mieux vous manger mes enfants.

Donc 31 jours sans écrire. Partir sans prévenir.
Puis revenir.
Et écrire.
Mais écrire quoi??

40.3
Il faut se lever. Combat intérieur entre motivation et flemmardise. 8h, c'est tôt. Léger mal de crâne, séquelle de la veille. Je quitte quand même les bras de Morphée, pour ceux de Neptune. Croyez moi, je vais y gagner.
RDV 8h30 au port.
20 kilos de matos plus tard, je grimpe sur le bateau.
Aie, je me cogne le genou. Ca fait mal une bouteille.
Je suis dans le gaz.
30 min de bateau. Soleil de plomb, mer creusée.
J'ai mal au coeur.
J'enfile ma tenue de combat, je crache dans mon masque.
C'est lourd.
J'ai trop chaud.
J'ai vraiment la nausée.
Mais p..., magnez vous! Jetez vous à l'eau que j'y aille!!
Mais que fais-je dans cette galère de si bon matin????
C'est simple.

L'eau vient me caresser, l'eau portent délicieusement mes mouvements.
Ma respiration ralentit.
Je vole en apesanteur.
Je descends le long du bout.
10
20
30
J'apercois le Grec*.
40 m, je surplombe sur l'épave.
Mon ordinator indique 40,3.
Majestueuse. Recouverte d'une forêt de gorgones. Bleues, Jaunes.
Des bancs de centaines de poissons de toute sorte et de toute taille entourent l'épave. 
Se cachent une murène par ci, un mérou par là. Des poissons dont je ne connais même pas le nom.
Les minutes de palier passent avec un poisson lune qui vient nous dire bonjour.

Je suis au paradis.

Crédit photo Ministère de l'écologie, ....

Des merveilles plein les mirettes, j'oublie totalement le réveil matinale, la nausée, les bleus, les coups de chaud, ... Et aussi de parler ou penser mode dans ce monde du silence.
Voila ma petite amnésie de 31 jours.

Je commence tout juste à retrouver la mémoire. Encore un peu de temps, et je suis pleinement à ce blog...

Bon, là je vous laisse pour un squash.
Hummm, suis je vraiment prête à réattaquer la rentrée??

A demain, si tout va bien!

*Le Grec est une épave entre Porquerolles et Port Cros à 40-45 m de profondeur, échouée suite à une explosion sur une mine juste après la guerrre. Une merveille.

**Bon, à 40m, oubliez de voir le rouge. L'eau filtre les rayons et donc la couleurs. En vrai, cette superbe faune et flore est de toutes les couleurs. Ca reste magique.

Par Material Girl - Publié dans : Pensée du jour...Its a family affair
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Vendredi 18 juillet 2008

De l’intensité d’un regard et de la puissance dramatique

 

« J’ai posé une série de « non » : non aux jolies lumières, non aux compositions trop apparentes, non à la séduction des poses ou à la narration. Et tous ces « non » m’ont conduit à des « oui » : un fond blanc, un sujet qui m’intéresse, et le courant qui passe entre lui et moi »

                                                                                                                      Richard Avedon

L'an dernier, j'ai assisté à une présentation a l’IFM* où un intervenant, spécialiste en art contemporain, nous exposait sa théorie ou plutôt ses revendications sur la nécessite des actrices en publicité.

Son discours prenait pour exemple 2 publicités Chanel : entre une Nicole kidman sublime et sublimée, tout en drame au sens étymologique du terme, et une Julie ordon, hersât de Bardot dans une reprise du Mépris de Godard, il y a un gouffre que seule une vraie actrice comme Kidman sait creuser.




Il s'insurgeait sur le fait que les pubs s'obstinaient avec des mannequins, certes ravissantes, mais lisses, souvent sans odeur et sans saveur, et surtout n’ayant aucune capacité à la dramaturgie.

Sur le coup, j’ai trouvé ça un peu violent, après tout, elle était charmante cette Julie. Et puis à la réflexion, humm, oui, il y a une indéniable fadeur qui se dégage de ce remake...

En visitant l'expo Richard Avedon**, cette réflexion a refait surface d'elle même. Bizarrement, avec le modèle Susy Parker. Je ne me souvenais pas vraiment qui elle était. Actrice et un des premiers top model des années 50-60, elle fut le visage de Chanel.


C’est en voyant ce visage, ces expressions, que cette réflexion est revenue. Voilà une personnalité qui incarne la photo. C’est assez indescriptible, ça tient plus du ressenti, de l’émotion, mais là il se passe quelque chose.

Puis ensuite, il y a les portraits de Catherine Hepburn, celui de Marilyn.



Il y a un éclat, un regard, une attitude qui crée la présence. En fait, une personnalité qui crève la photo et que Avedon sait capter en maître. La capacité de l’acteur, du sujet à être…
Ici, Samuel Beckett.


« Un portrait photographique est l’image d’une personne qui sait qu’elle est photographiée. Une séance de pose est un échange d’émotions. L’image surgit de la rencontre de ces émotions »

                                                                                                                      Richard Avedon

Mais vous qui connaissez un peu l’œuvre d’Avedon, peut-être me diriez vous: « mais tu délires Marion, et quid de ses photos d'ouvriers, mineurs, serveuses dans sa série " In the American West" ? Cela ne  contrecarre-t-il pas un peu tes propos ? ».
Je parle de cette série où Avedon a eu pour commande de photographier d’illustres inconnus de l’ouest américain, en pleine récession économique début 80.



Donc là, nous avons affaire à tout, sauf à des experts de l’image. Et pourtant ces personnages sont empreints d’une émotion intense.
Mais n'est ce pas plutôt le talent lié à l’expérience d’Avedon qui lui a fait choisir et photographier les personnages les plus intéressants au meilleur moment? Ces portraits parlent de personnalité, de vie.
"Avedon immortalise au bon moment toute l'intensité psychologique qui s'en dégage".
D'où l'importance de la flamme du sujet, sa personnalité. Acteur ou inconnu peu importe. Ma boucle est bouclée.

Une dernier remarque sur les photos des mineurs et celles des ouvriers sur les gisements pétroliers. Incroyablement prenantes, détonantes. Rien que pour ces photos vous ne pouvez manquer cette exposition. Une espèce de sur-réalité in-croyable. Un monde inconnu.



Si un jour, on voit ça repris dans les défilés, je n’en serais pas étonnée… La mode est capable de s’inscrire partout………… Oups, Là John Galliano......
Ah oui c'est déjà fait?!!

 













« Mes photographies ne vont pas derrière la surface des choses. Elles ne vont derrière rien. Ce sont juste des lectures de la surface »

                                                                                                                      Richard Avedon

 

*IFM : Institut Français de la Mode 

** Exposition Richard Avedon, jusqu’au 28 septembre, Musée du Jeu de Paume, Paris, Concorde.

Par Material Girl - Publié dans : Expos, sorties...Girls just wanna have fun
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Mercredi 16 juillet 2008

De Michel Perry, de passion et de stratégie

Cet entretien fut un grand moment et une joyeuse rencontre! Non seulement Michel Perry, le prince de la chaussure, est un être charmant et disponible, mais il est aussi rock’n’roll que passionnant.
Cet entretien devrait faire partie de tout cours pour les écoles de management en mode, les écoles de stylisme ou tout simplement à l’adresse des jeunes créateurs.
Mes fidèles, prenez en de la graine, cela vaut le détour !

J’ai eu l’occasion de rencontrer Michel Perry pour la première fois lors du goûter de bloggeuses organisé par Little fashion Gallery. Depuis ce jour, j’avais en tête de retourner voir cet hôte si accueillant.
Cependant, mon histoire avec ses chaussures date d’il y a beaucoup plus longtemps… un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre… j’avais alors une vingtaine d’années.

Vous êtes un des 1ers créateurs de chaussures haut de gamme qui m’ait fait rêver quand j’avais 20 ans. Mes amies et moi, on se ruinait pour s’offrir des bijoux Dinh Van, on se cotisait pour des sacs Jamin Puech, et Michel Perry, c’était LA paire de chaussures dont on rêvait. C’était fin 80 début 90.
C’est comme ça que la marque a démarré. Je n’avais pas fait d’étude marketing pour démarrer, j’ai lancé cette marque de façon spontanée, à l’intuition.
Sur ce marché, il y avait le choix entre les chaussures de luxe, fonctionnelles comme Clergerie, ou des chaussures plutôt importables hors des défilés, telles Mugler, Montana, Gaultier.
Une belle chaussure qui racontait un histoire, une émotion, une chaussure qui racontait autre chose que la fonction marche sans pour autant tomber dans le coté caricatural des défilés, il n’y en avait pas.

Cette analyse, je l’ai faite après car j’ai eu la chance d’avoir un succès quasi immédiat.
  

Rapidement, j’ai commencé à être reçu un peu partout. Je trouvais ça normal, alors que c’était exceptionnel. A l’époque, la chaussure était le parent pauvre de la mode. J’ai relancé le déclic d’ouvrir son porte monnaie pour les chaussures.
Aujourd’hui, le phénomène s’est amplifié de façon considérable, parce que n’importe quel petit fabriquant, sans parler des grandes marques, tout le monde privilégie les chaussures. C’est ce qui fait vraiment fonctionner les marques.

Au début, c’était une clientèle qui n’avait pas de gros moyens alors que mes chaussures valaient chères.  De plus, le magasin se trouvait dans les halles. N’importe quel financier m’aurait dit que j’étais un fou furieux ! La clientèle n’était pas une clientèle de luxe, c’était une clientèle de petites jeunes, d’apprentis styliste.
 

Qu’est ce qui vous a donné l’impulsion pour créer ça ?
C’est venu tout seul. Ca a commencé, je connaissais des fabricants, j’ai été me renseigner, et j’ai dessiné 2 modèles qui ont très bien marchés. Quelques temps après, ils me présentaient comme un dieu vivant !
Ensuite, j’ai rencontré des italiens qui avaient des usines et je suis allé produire en direct chez eux. Je n’ai pas créé ma propre marque tout de suite, ce qui comptait le plus, c’était de pouvoir m’exprimer en retravaillant leur collection. Ca a fait un malheur pendant quelques années. Pourtant, il y avait un autre problème : leurs propres équipes de vente ne savaient pas vendre ces modèles, c’était trop décalé. Alors je leur ai proposé de voyager avec eux et de rencontrer les clients.
Au final, en 86, je faisais un peu tout et j’avais tous les contacts. J’ai tout regroupé sous le nom Michel Perry et j’ai lancé ma propre marque. Comme tous les clients connaissaient déjà mon nom, j’ai facilement et rapidement vendu.

En résumé, je suis parti du fabricant, qui m’a ensuite entrainé vers les clients, et enfin j’ai fait ma marque. C’était beaucoup plus facile. J’ai fait tout le processus inverse par rapport à ce qui se fait aujourd’hui.

Et il y a eu une petite baisse dans le succès entre 1995 et 2000 ?
C’est vrai, il y a eu plusieurs raisons à ça.
Jusqu’en 95, la marque n’a fait que croître, très haut, avec toute la presse derrière. Parallèlement à ça , une concurrence énorme s’est développée, tant au niveau des groupes comme Prada, Gucci, que des créateurs indépendants, Louboutin, plus tard Pierre Hardy.
Le 2ème phénomène est que, comme je n’avais pas analysé le succès, je n’avais pas défini le périmètre de mes libertés. Je croyais que tout m’était permis et partais dans des idées presque caricaturales. Début 90, j’ai voulu changer d’orientation. Je suis allé à Pigalle, je voulais des démarches chaloupées : j’ai mis des bracelets de force à la cheville, des talons de 12. Impossible de marcher avec ! Mais voilà, dans la vie d’un créateur, il faut le faire, autrement vous ne saurez jamais ce dont vous êtes capable ou non. Vous prenez une grande claque en retour, et vous ne le faites plus !
En fait, c’est très mauvais, car d’une part, vous ne vendez pas, et d’autre part, les femmes gardent un souvenir exécrable de la marque. Pourtant, c’est des erreurs qu’il faut commettre, pour revenir à ces valeurs.
J’ai été reconnu pour des chaussures exceptionnelles, mais portables, avec lesquelles on puisse vivre. Et ça je l’avais oublié pendant un moment.

Et aussi, ce n’est pas la force des financiers qui commençait à vous manquer ? Aujourd’hui, est-ce que cela serait possible un tel succès avec la façon dont vous avez démarré ?
Quand j’ai vu les groupes avec leurs financiers derrière, je me suis dit que j’étais inconscient. Eux, ils sont très structurés, très organisés, en revanche ils n’ont pas toujours la réactivité que peut avoir un créateur indépendant.
Là où ils ont été très malins, c’est qu’ils ont su canaliser les goûts. Quand vous standardisez les goûts, vous avez gagné sur le plan industriel.
C’est très fort du point de vue marketing, mais mon histoire est basée sur la différence. Je respecte les femmes pour leur différence, et je me devais de faire des chaussures plus exclusives. C’est une démarche inverse.
Là, je parle des Années 95, avec l’arrivée d’un marketing puissant. Aujourd’hui, ces marques là sont installées et touchent une grosse clientèle, mais il se passe quelque chose de nouveau, ou plutôt un retour qui ressemble aux années de mes débuts. Il y a une cohabitation entre ces 2 approches que je respecte, une culture des groupes et une culture plus individuelle, où la créativité doit être forte.

Vous annoncez ?
Non pas pour le moment, car je suis toujours à un stade « petite marque » et puis je pense que ce n’est ma vocation. J’ai essayé de me dire : « ça y est, je rentre dans la cour des grands, Madison à NY, etc ». J’ai essayé de me convaincre que c’était vrai, mais ça sonnait faux, donc je reviens à ce que j’aime, des collections comme je les entends.

Et la diversification ?
Je fais des sacs, mais je préfère les associations de marques, l’idée de club. Les chaussures Michel Perry peuvent cohabiter avec les parfums Serge Lutens, avec la lingerie agent Provocateur, …
Et le prêt à porter ? H&M !
Si c’était un créateur, Westwood ?
Oui, j’aime le coté aristo décadent, distancié par rapport aux choses, sans tomber dans les caricatures. Il faut savoir relativiser tout, c’est ce que j’appelle une démarche aristocratique. Westwood a détourné tous les codes de la bourgeoisie, et je suis plus dans cet esprit là, dans la dérision, dans l’humour que dans se prendre au sérieux.

L’idée d’être vu comme un «  Dandy rock’n’roll », cela vous plait ?
Oui, dans le sens où je suis très hédoniste. Je reviens à mes origines, je ne suis efficace que dans les choses qui me plaisent.
 

J’ai vu que vous aviez repris des études aux beaux Arts depuis 2000, vous en faites quoi ?
Je stocke. Les beaux arts, c’est parce que j’adore la peinture, j’adore dessiner. Je n’expose pas encore, mais j’expérimente, des nus, des portraits. J’affine mon approche et peut être qu’un jour… dans une deuxième vie peut-être ?!
C’est nécessaire, car pour être disponible dans la tête au niveau création, j’ai besoin de naviguer dans la peinture, déco, architecture.

Vous voyagez beaucoup ?
Oui, mais j’ai un imaginaire très développé. Je voyage beaucoup dans ma tête. Je peux rester seul très longtemps, je ne m’ennuie jamais. Je préfère même voyager dans ma tête que d’être déçu sur place.

Vous avez un château en Bourgogne qui vous occupe aussi beaucoup ?
Ce n’est pas un château en fait. C’est une ruine qui m’a permis d’avoir un laboratoire, de me mettre des défis : est-ce que je vais être capable d’en faire un lieu expérimental, qui va permettre de m’exprimer ? Je pense avoir réussi.
Il y a eu quelques reportages photos dans la presse, comme Match ou AD.
Plus que le fait d’avoir un château, c’est respecter l’âme du lieu en ayant une vision très contemporaine. Comment aller vers le futur, apporter un regard d’aujourd’hui, en respectant le passé : cela s’apparente à ma démarche avec mes collections.

C’est un lieu destiné à recevoir, à faire des expos de peintures, de photos, des concerts.
Je travaille pas mal avec les Inrocks, sur des nouveaux groupes de rock. On a fait un concert au Paris Paris avec Hey Gravity !, Pravda, …
Ca reprend un peu mon idée de club, là avec la musique. J’adore cette idée d’apporter des talents.

Il y a des artistes avec qui vous aimeriez particulièrement travailler ?
Des groupes comme The Do m’intéressent. Eux, je les connais, mais les groupes sont pris par des agents qui gèrent leur carrière, c’est compliqué de les atteindre.

Et aujourd’hui,  quel gros projet avez-vous ?
Trouver le fil conducteur pour faire du business en continuant la création. Je pense que la mode doit s’inscrire dans l’architecture, la lecture, la musique. Il y a toute une façon de vivre. C’est le projet que j’ai envie de mener à bien plutôt que monter 50 magasins.
 
Si je parlais de Factory, ça pourrait être dans un lieu à Paris, avec mes chaussures, un petit salon, puis la nouvelle Nico, un bar, etc. Je cultive l’idée, j’essaie de l’affiner et il y a des gens qui commencent à y travailler.

Quel est l’esprit de la collection de cet hiver ?
L’hiver est glamour alors que l’été je suis plus pop, rock, plus léger.
C’est glamour et austère à la fois. La chaussure couvre le pied, le cache, avec des petites ouvertures. J’ai eu envie d’aller chercher derrière cette austérité, quelque chose au delà des décolletés maximum. Entre Betty Page et Grace Kelly, la brune pin-up et la blonde froide, un mélange des 2 opposés.



Crédit photos Michel Perry

Allez voir son site ici.

Boutique Michel Perry, 243 r saint honoré 75007 PARIS
Anciennes collections Michel Perry, 42 r Grenelle 75007 PARIS

Autres interviews:
Anouschka
Elsa Esturgie
Eva Gozlan
Finger in the nose / Siv Tone Kverneland
Jérôme Dreyfuss
Ma Ke
Marc Le Bihan
Naelie, Diane Hanouna
Thierry Lasry
Par Material Girl - Publié dans : Interview...Du coté de chez Swan
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Mardi 15 juillet 2008

De la mise à jour de ma blogroll

Salut les habitués,

J'ai enfin fait un petit tour de ma blogroll pour en tirer la substantifique moelle. Voici ci-dessous celle là mise à jour, mais de toute façon vous la retrouvez sur le coté à gauche dans We are friends, ici même.

La blogroll est cette petite chose bien personnelle qui peut en flatter certain (cool), en vexer d'autres (sorry), mais qui peut aussi égayer mes journées pour une balades de blah blah.
Bref, c'est donc ce truc ultra perso, chacun son chemin, chacun sa blogroll, la mienne n'est certainement pas exhaustive, désolée pour ceux ou celles que j'ai zappé/oublié/pas lu... mais chaque chose en son temps, j'y reviendrai.....

Fashion Info

Tendance de Mode / Coco très pro
Cafe Mode / Géraldine Dormoy
Bored & beautiful
Fashion Eye / Florence Muller
Kingdom of style
Trender
Fashionologie
Poirette
Fashion Style
Fashion news
Bloc mode
Luxe Mode
Materialist
On the runway 

Fashion BlahBlah

Pas trop vite / Frieda l'écuyère
Mo(ts) de mode 
Le blog de Fonelle
Ultimate French Fashion     
Pensees de ronde    
Rock et trendy 
Nizza girl / Nadia
Carnet de mode / Miou

Mariyluvpink
Bénétie
July star 
F&Art 
The Glossy    

Fashion Photos, Dessins

Une fille comme moi / Garance Doré
The Sartorialist
Face hunter

Accro de la mode
Miss Glitzy    
Mzelle-fraise
Nanikaa
Glam blog

Fashion Look

Punky b / Géraldine
Karla’s closet         
Fashion toast         
Sea of shoes 
Pandora  / Louise    
Suzie Bubble           
The cherry blossom girl               
Play it like a girl                
Vendredi 13            
Mode&co               
Les grandes filles modè'lles / Galliane

Fashion but not only

The cool hunter
Trendy girl
Baisers Volés / Domino
Street luxe   
La bulle de solenne
BlackTie
Futiles (mais pas que)                 

Sois belle et parle / Violette
Piapias
Caroline Daily / Caroline
La méchante
Cachemire et soie / Anne So
The alba blog / Mathilde
Chic&style / Rosemary

La femme 

Par Material Girl - Publié dans : En vrac...Mmm Mmm Mmm
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Jeudi 10 juillet 2008

De l'art des volumes, et du jeu du papier bulle....

Je reçois l'invitation pour le défilé couture Lefranc Ferrant, petit carton enrubanné à un cylindre noir contenant 6 crayons de couleur Caran d’Ache. Outre que ma louloutte fait des bons de joies (c'était encore mieux que le carton en poupée gonflable de Tsumori Chisato), c'est très chic. Et encore si elle avait su que c'était un défilé à papier bulle... Trop cool de faire péter les bulles.

Dans la rubrique  réminiscence enfantine, le duo a participé à l'exposition "the blythe by designer" où 50 designers ont habillé ces petites poupées japonaises que j'aime tant (voir
ici).

Mais passons aux choses sérieuses, les propos de grandes personnes! Petite bio de Lefranc Ferrant avant de passer au défilé de la semaine dernière.


Lefranc Ferrant, voilà un nom qui flotte de plus en plus intensément dans les esprits fashion éclairés. Et ce n’est pas par hasard… on entend souvent dire qu’ils sont de futurs grands. P
our commencer, le duo a des références qui en imposent...
Mario Lefranc fut modéliste chez Chloé, passe par Féraud, et depuis 96 collabore avec Alber Elbaz, Yves Saint Laurent et aujorud’hui Lanvin chez qui il est toujours responsable d’atelier et 1er modéliste.
Béatrice Ferrant fait ses armes chez Patou, Malendrino, et s’occupe des licences Balenciaga.
Tous 2 diplômés de la chambre syndicale de la couture, leur complémentarité et connivence donne naissance à « Lefranc Ferrant » pour l’ été 2004.
Ils utilisent des matières luxueuses et raffinées de tisseurs français et italiens avec des coupes ultra travaillées. Tout est dans le détail.
Leur idée est de réinterpréter les codes de la féminité avec une recherche sur le volume, les proportions et de nouvelles techniques pour mettre en valeur l’allure. Ils définissent ainsi un prêt-à-porter de luxe pour un vestiaire moderne, plutôt atypique et très flatteur.

Début juin, le duo a ouvert sa première adresse parisienne dans Saint Germain*. Petite boutique de 40 m², entre prêt-à-porter et sur mesure vip, puisque le lieu peut ouvrir le soir pour des essayages privés. Vous avez les moyens ? Pas grave, allez voir, plaisir des yeux…


C’est à l’occasion de leur défilé en tant que membre invité de la haute couture que je découvre ce duo rebelle avec des créations aussi jolies que déroutantes ! Et c’est ça qui est bon…

Le défilé démarre sur une chanson de Christophe. Si c'est pas de la hip attitude ça?!
Les modèles arrivent le crane coiffé de papier bulle ! Hum, hum… et on ne voit plus que les visages, les lignes très pures, les associations originales. La taille est souvent marquée, les hanches soulignées, les épaules sont étroites, de jolis décolletés….

Les associations de matières, motifs et couleurs sont aussi originales que bien vues. Les coupes et les volumes sont francs, structurés. Tout est dans le détail…


Et le tout est très applaudi par la foule de mode qui s’est déplacée en masse dans ce tout petit lieu alambiqué qu’est cette galerie du marais. Sans doute, le vrai reproche qu’on peut faire : à trop chercher la complexité, on perd de la mise en scène du vêtement.

Le défilé en image. Compte tenu de la configuration du lieu, ça tenait de l'exploit de prendre des photos correctes, mais comme ça vous avez un angle différent ! Pour une approche, dirais je, plus classique de la photo, n'hésitez pas à aller sur leur propre site, ici!

 
  


*Boutique Lefranc Ferrant, 22, rue de l’Echaudé. 75006 Paris. Tel: 01.44.07.37.96.

Par Material Girl - Publié dans : Portrait...Glory and consequency
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