Mardi 8 juillet 2008

De l'humanité et de la philosophie du vêtement avec Ma Ke

« I believe that the ultimate luxury is not the price of the clothing, but its spirit »

 

MaKeUseless.jpg

Comme l'évaporée que je suis, je ne me suis pas préoccupée d’obtenir des invitations pour les défilés haute couture. Par miracle, j’en ai reçu tout de même 3. Mais pas Ma Ke
Ma Ke ?
Oui, cette créatrice chinoise dont on me parle depuis des mois. Et dire qu’en plus son défilé, qui a eu lieu jeudi soir dernier, était ouvert au public…
Ma Ke ? Un défilé ouvert au public ? Je vous en dis plus tout de suite….

Ce vendredi, l’IFM me propose de venir à une drôle de rencontre : une discussion à 3 entre Ma Ke, Florence Muller, la fameuse historienne de mode, et Martine Leherpeur, grande prêtresse des tendances, et surtout grande amie de Ma Ke.
J’oublie la présence incontournable du traducteur qui m’a permis de prendre tranquillement autant de notes !

Pour les âmes perdues que nous sommes, nous le public du jour qui avions zappé cet incroyable défilé, Florence nous remet dans le contexte, images à l’appui (voir son post sur son blog ici).

Ce défilé a eu lieu dans les jardins du palais royal, en « pleine  nature », car on verra que c’est un point essentiel pour Ma Ke. Elle souhaitait même au départ  le jardin des plantes pour la proximité avec la galerie de l’évolution….  Vous devinez qu’il y a du concept fort là-dessous.
 
Le défilé commençait par des bacs de graines, puis les plantes, la culture pour le fil, le tissu puis le vêtement. Une jeune femme, installée de façon théâtrale, filait la matière sous les yeux ébahis du public. C’est un hommage à la tradition : l’origine du costume qu’est la matière. On assistait ainsi à tout le procédé jusqu’au vêtement.
Lles personnages faisaient une danse inspirée du processus de création du tissu.


Ma Ke est une jeune styliste chinoise mais dont la maturité est ahurissante. Très tôt, elle a pris conscience de l’impact de la production en Chine et a décidé d’en prendre le contre pied, en créant
 2 marques: une marque, Exception de Mixmind distribuée dans les malls chinois, environ 60 boutiques (chiffre encore très confidentiel pour ce pays), et la marque qu’elle présente uniquement à Paris, Wuyong qui signifie Useless.
C’est tout le paradoxe du personnage : celle, qui déteste les malls et ce système, vit de sa marque Exception pour mieux pouvoir développer son autre marque avant-gardiste et artistique, ce qui n'est pas sans rappeler l'approche des créateurs japonais des 80’s qui ont conçu des marques très avant-gardistes pour Paris.

Ma Ke arrive, la conversation commence… en chinois, très bas, très doucement…

Martine Leherpeur : Quel fut ton chemin, quand tu as fini tes études, pour d’abord Exception puis Useless ?
Ma Ke : J’ai mon diplôme en 92, en spécialité stylisme. Quand j’ai fini mes études, je me suis posée une question : est ce que je comprends le stylisme ? La réponse est négative.

ML : Tu as eu cette réaction a une époque où la Chine est l’usine du monde où il y a une frénésie de conso. Pourquoi une école de mode, puisque tu réagis anti-mode ?
MK : Quand j’ai choisi le stylisme comme spécialité, j’ai choisi le vêtement, l’habit, mais pas le stylisme. J’ai passé mon enfance dans une cité universitaire avec des parents profs. J’ai vu ma mère coudre et j’ai apprécié son art. J’ai toujours porté les habits faits maison, je n’ai jamais acheté un vêtement. Comme en fait, j’aimais beaucoup dessiner, le stylisme s’est imposé comme un choix naturel.

ML : Je trouve que tu es très déterminée. Tu ne t’occupes pas de ce font les autres, à l’instar d’Agnès b, que je connais bien, qui disait à 30 ans « je n’ai jamais regardé un autre défilé, ça ne m’intéresse pas ».
Comment en Chine ce que tu fais est perçu ? Tu sens ton influence ?
MK :Ce que je fais, ça vient d’un besoin, du fond du cœur. Je n’ai jamais cherché à imposer, alors je ne connais pas l’impact sur les autres. Bien sur, j’ai lu des articles où il y avait autant d'admiration que de critiques, mais je n’ai pas cherché à influencer les autres, et je ne connais pas leurs créations.
 

ML : Je travaille beaucoup en Chine pour des marques que tu détestes, celles des malls. Il y a 2 Chine, la Chine que j’aime : montagne, village, gens, authenticité et esthétisme ; et la chine qui me fait vivre, celle pourquoi on s’est rencontré.
MK : Ce que tu évoques avec la Chine que tu aimes, c’est plutôt la Chine de la fin 80. La Chine actuelle est très différente de ça. La Chine que tu as captée est encore en partie existante à la campagne, mais ma comparaison est plutôt de l’ordre des villes entre aujourd’hui et fin 80. En 80, même dans les villes, les gens vivaient de façon simple. Le grand changement est là.

Florence Muller : Pouvez vous nous expliquer comment vous exprimez ça dans vos défilés ?
MK : J’ai pu observer dans mon enfance, cette simplicité, peu de besoin entre les humains. Les rapports étaient plus étroits qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, il y a plus de richesse, et les relations sont plus distantes. L’économie chinoise prend beaucoup d’essor, mais les chinois ont perdu beaucoup de traditions. Par ces défilés, je voulais montrer les rapports entre les humains et la nature. C’est cette valeur qui a le plus d’importance pour moi.

 

FM : Comment cela se traduit dans les 2 défilés à Paris ?
MK : J’ai voulu montrer les humains et non pas leur vêtement. Plus concrêtement, dans le 1er défilé l’an dernier, c’était le rapport entre les générations, et la relation entre l »homme et la terre (FM : les personnages étaient recouverts de terre). Je n’aime pas la mode, le maquillage. Quand on veut utiliser le maquillage, c’est qu’on ne trouve pas les gens beaux. Moi, je trouve les gens naturellement beaux. La seule matière que j’utilise c’est la matière naturelle, celle qui met en valeur.

FM : Le défilé d’hier est présenté comme une histoire avec un début et une fin. Il raconte quoi ?
MK : Hier, je voulais présenter le cycle de la vie. Au départ, le grain, début de vie ; puis la plante, la vie des êtres; le coton, le fruit de la plante; puis avec un travail humain, on arrive au vêtement pour couvrir les gens. A travers ce cycle, peut-on espérer que ce cycle perdure plus longtemps ou s’arrête ? (ML : son papa est prof de philo !)



FM : La différence avec le premier défilé est que ces vêtements peuvent être portés. Pourquoi ?
MK : C’est vrai, mais pour moi, je n’ai pas cherché à ce qu’il puisse être porté. Dans la création, j’avais juste besoin que ces vêtements soient portés.




FM : Ils restent des pièces uniques ou on peut en commander la reproduction ?
MK : Bien sûr, on peut reproduire, mais cela restera des produits artisanaux alors ça prendrait du temps. J’ai une équipe de 25 personnes, et on a mis 8 mois à créer le défilé.

FM : As tu des clientes Wuyong ? Et c’est important pour vous ?
MK : Beaucoup de gens se sont dit inspirés, mais je n’ai pas encore de commande. Et non, je ne crée pas pour ça.

ML : Tu as dit que tu n’aimais pas l’argent, mais que c’était quand même un grand luxe que de pouvoir faire ça.
MK : Ce que je trouve le plus important est le choix de soi même. Je suis très chanceuse de ne pas avoir à regarder le coté marché. Mais cela demande aussi de savoir abandonner certaine autre chose.

FM : Mao peut-il nous expliquer ce qu’il fait (Mao Jihong est le Dirigeant de Exception et le mari de Ma Ke) ?
ML :Il y a quelque chose de très homogène dans leur fonctionnement.
Mao : vous avez parlez d’homogénéité des 2 marques. Aujourd’hui les artistes qui s’occupent de la marque Exception sont la même équipe qui s’occupe de l’autre marque, même si les 2 marques sont gérées séparément. On a toujours voulu passer des messages à travers ces marques, donc du point de vue conceptuel c’est la même chose.

FM : Quelles sont les femmes qui achètent Exception ?
MK : Au début de la création d’Exception, je faisais des vêtements pour des gens comme moi. Mais après quelques années, on a découvert que la clientèle est beaucoup plus large.
Mao : Mais le point commun de cette clientèle est qu’elle recherche toujours un message conceptuel, spirituel.

FM : Et ce message passe-t-il au-delà de la présence des vêtements ?
Mao : Bien sur, il y a d’autres éléments qui font passer le message. Dans la promotion des la marque, il y a le graphisme, l’événementiel.

FM : La presse se fait écho de ce discours ?
Mao : La presse passe le message d’une façon difficile. Les médias font écho mais à chaque fois, on demande à voir ce qu’ils écrivent, sinon n’importe quel commentaire ou critique pourrait nuire. Nous ne recherchons pas une diffusion large, nous sélectionnons les bonnes questions pour donner les bonnes réponses.

ML : Autour de vous, il y a les meilleurs cinéastes chinois, des graphistes et photographes exceptionnels. C’est là qu’on sent que c’est une démarche totalement artistique et c’est ça qui fait la communication.
Mao : Ma Ke a vraiment de la sincérité, du cœur dans ses créations et c’est ce coté là qui fait qu’ils aiment venir travailler avec nous.

Question du public : Pour revenir sur le paradoxe, peut-on envisager que Ma Ke s’occupe d’une marque plus populaire ?
MK : Ces produits existent déjà. Exception est pour le grand public. Le défilé d'hier est pour le grand public, tout le monde pouvait y assister. Les autres créateurs limitent souvent pour limiter la copie. Mais moi, je voulais faire partager, c’est ça la vraie richesse.

Q°P : En venant à Paris, quelles attentes aviez vous ?
MK : Le seul objectif était de pouvoir faire partager mon travail.

Q°P : Il y a quelque chose qui vous a profondément influencé?
MK : Non. Au début de mes études, j’admirais des créateurs comme Martin Margiela. Ensuite, j’ai puisé mon inspiration dans des éléments culturels ou philosophiques. C’est avec ces éléments de tradition que je me nourris.

Q°P : Pourquoi Paris ?
Pour Martine !
Paris est une vitrine à travers laquelle on peut s’adresser au monde entier. C’est donc ma façon de m’adresser au monde entier.


Autres interviews:
Anouschka
Elsa Esturgie
Eva Gozlan
Finger in the nose / Siv Tone Kverneland
Jérôme Dreyfuss
Marc Le Bihan
Naelie, Diane Hanouna
Thierry Lasry

A venir très vite Michel Perry...
Par Material Girl - Publié dans : Interview...Du coté de chez Swan
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Dimanche 6 juillet 2008
Des goûts et des couleurs.. et de mes doutes

Jeudi dernier au défilé Haute couture d'Eric Tibush.
Le point de ralliement de cette collection semble être le maquillage et le nouage des cheveux. Fort joli cela dit!
Sinon, je ne sais pas vraiment quelle histoire ces vêtements racontent. La collection s'appelle "Anti-chambre". Moi, je ne vois pas le liant de tous ces passages. J'apprécie autant certains modèles que d'autres me laissent dubitative.
Après quelques recherches, je trouve que ce défilé parle d'une globetrotteuse, femme libre et indépendante... C'est sûr, la collection est, hum, libre.
J'ai l'avantage d'être superbement placée pour mes photos au 1er rang.
Cela se passe à l'hotel Bristol, très chic.... tellement que j'ai tendance à penser que trop de chic tue le chic. A savoir, colonnes + moulures + lustres + chaises dorées + etc... étouffe un peu le reste. Ca me brouille l'écoute!
Je pense aussi que la haute couture est trop haute pour moi parfois...

 

A demain mes ouailles pour Le défilé Lefranc Ferrant...
Par Material Girl - Publié dans : Défilé...The soft parade
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Jeudi 3 juillet 2008

Découvrez The Rolling Stones!


De la fidélité ... à un créateur

Enfin de fidélité, comme j'y vais là! Car de créateur, aujourd'hui, j'entends Cathy Pill.
A parler fidélité, cela implique une notion de temps, non? Si si un peu... Hors Cathy Pill, on ne peut pas dire que cela fasse 20 ans que je la connais.
D'abord parce que Cathy est toute jeune, moins de 30 ans.
Sa première collection a été lancée en 2005, c'est dire la longévité de ma relation à sa marque!
Avant ça, elle a accumulé bien des prestigieuses références : elle a fait ses études à La Cambre dans sa Belgique natale, est passée chez les créateurs A.F Vandervorst et Vivienne Westwood, et surtout a été bombardée de prix. En 2003, elle gagne le concours de la meilleur collection à Triestre, en 2005 elle remporte le prix de l'ANDAM, puis dans la foulée des prix en Belgique et Italie. Et pour tout vous dire, les prix c'est autant de la reconnaissance que du financement, si indispensable à la jeune création.
Avec tout ça, Cathy est devenue une des chouchouttes, encore un peu "underground", des rédactrices et parrains de la mode!

Maintenant, je vous mets une petite photo et vous constaterez que Cathy, en plus d'être brillante, est extrèmement jolie (et sympathique pour l'avoir croisée).
Bref, y'en a qui sont bien lotis!

Cette année, alors qu'elle défile dans le calendrier Haute couture en tant que membre invité*, me voici à mon tour invitée à assister au défilé. Pour l'avoir vu sur plusieurs salons, car malheureusement, on ne voit pas encore beaucoup ses créations en magasin en france **, je peux dire que j'adore ce qu'elle fait! Mon coeur est donc tout chamboulé de joie! RDV au Loft Sévigné dans le marais...
Apparemment, le monde de la mode aussi est tout fou, car bien des fameuses rédactrices se pressent ici, alors que les défilés des membres invités* ne rameutent pas toujours cette foule...

Le défilé commence sur un thème très...hum, arty? Peinture sur robe, pantalon, etc... et sur les pieds. La femme se transforme en oeuvre d'art?
Le thème du défilé est "source"... L'essence de la collection est "l'énergie".... "Des imprimés captant une dynamique urbaine hors norme...". "Le mouvement est essentiel".
 

  

Après l'ère du tye&dye hippie chic, va-ton amorcer une tendance ultra arty comme approchée ces derniers mois par certains magazines?
Ces questions restent encore en suspens, mais qu'en pensez vous?
J'avoue que moi je n'ai pas rencontré un coup de foudre, mais je me demande si cette collection ne demande pas un peu digestion... l'été prochain?

Allez voir son site ici pour ses collections de pàp.

 
** En France, elle est vendue à Paris chez Surface to Air et aux Galeries Lafayette.

* Dans le calendrier Haute couture, aujourd'hui, il n'y a plus que 11 membres permanents : ADELINE ANDRÉ, ANNE VALÉRIE HASH, CHANEL, CHRISTIAN DIOR, CHRISTIAN LACROIX, DOMINIQUE SIROP, EMANUEL UNGARO, FRANCK SORBIER qui a du renoncer cette année, GIVENCHY, JEAN PAUL GAULTIER, MAURIZIO GALANTE
Il y a ensuite les membres correspondants : ELIE SAAB, GIORGIO ARMANI, MAISON MARTIN MARGIELA,
VALENTINO qu'on retrouve d'une année sur l'autre
Puis les membres invités, plus nombreux.
Bien sur, les 2 dernières catégories ne sont pas soumises aux même règles extrêmement contraignantes et onéreuses des membres principaux.

Par Material Girl - Publié dans : Défilé...The soft parade
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Mercredi 2 juillet 2008

Découvrez Christophe!


Du fantasme des menottes à poil et de l'envie de faire dodo


Cela annonce bien un post de haute volée...

J'avoue, je flemmarde ce soir, alors juste pour annoncer les photos de quelques défilés qui vont arriver demain, un bref rewind sur mon récent passage à Ibiza...
Parce que est-ce seulement en partance pour cette île de fête (un zest pour moi ce coup ci...) qu'on y dépose des ustensiles comme ça??
Les menottes en fourrure seraient donc dangereuse en avion! Y'en a qu'on du être décu à l'arrivée...


En prémisse des vacances, bord de plage...

En ombre portée... le mystère m'entoure!

Et parce que maintenant il est l'heure d'aller faire dodo mes chéris!

.......................zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Par Material Girl - Publié dans : En vrac...Mmm Mmm Mmm
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Lundi 30 juin 2008
Des défilés Milan été 09 hommes en version structurée/déstructurée
 
BURBERRY PRORSUM
Là tout le monde en a parlé, mais j'avoue la collection est très belle.
Superposé, froissé. Ce blazer long... 
Plus en détail... Le foulard palette de gris, la montre, ce sublime sac en cuir oversize...

BOTTEGA VENETA

Sur pyjama, en sporty cool, le petit foulard autour du cou avec blazer


Neil barret
Ben si y'a les filles aussi, alors...
Bilan garçon ou fille, j'aime beaucoup sa collection, très sobre, ultra portable, et trendy à la fois.


Prada
Dans le genre sobre et créatif aussi, j'ai nommé Prada.
Je vois plus tout ça sur moi que sur les garçons mais bon, je vais pas faire ma contrariante... Et j'aime bien cette forme de raideur dans le vêtement

Crédit photos vogue.fr
Par Material Girl - Publié dans : Défilé...The soft parade
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Dimanche 29 juin 2008

Découvrez Sugar Beans!


Des défilés Milan été 09 Homme en version funky


Comme d'habitude, je regarde les défilés masculins d'un point de vue assez féminin. Définitivement, je ne parviens à imaginer mon mec, mon pote, mon boss, etc.. dans ces tenues! Moi par contre....

ETRO
j'aurai pu faire un post entier juste pour Etro tellement j'ai aimé!

C'est beau, c'est coloré, ça sourit, je me vois et me fond dedans, c'est pas beau cette marque qui monte qui monte qui monte!! Souvenez vous des défilés femme...
C'est rare que la mode homme me parle à ce point, je me limite normalement aux pièces que je pourrais piquer à leur garde robe, et à la bonne mine des modèles.
Mais voilà, bien que ces jeunes messieurs soient particulièrement miam, et je ne vois que les vêtements... Miam miam

La chemise ouverte à la cool, subtilement volantée, l'imprimé cachemire, le pantalon à rayures, le camaieu de couleurs...
 

D&G
Pour le coté bien rock mais en couleur, et toujours la pantalon à rayures

Moschino
La petite ceinture rouge avec le gris argent, et le purple... Parfait


Roberto Cavalli

La veste assymétrique, longueur taille, parfaite avec le pantalon large. L'autre veste ceinturée avec le panbtalon pyjama
  
Calvin Klein
Juste parce que ça me fait délirer ce parti pris

Alexander Mac Queen

Squelette, et effet de contraste. Bien vu, effet d'optique garanti.


Et voilà! La suite de ma sélection Milan demain....
Bon début de semaine mes artistes

Crédit photos vogue.fr
Par Material Girl - Publié dans : Défilé...The soft parade
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Vendredi 27 juin 2008

De l’intérêt des sciences dans les régimes

Je suis une intellectuelle.
Hier, j’ai eu une discussion de haute volée avec ma copine M sur la puissance de son nouveau régime.
Encore une fois une histoire de protéines, un truc drastique mais qui, bien sûr, comme il t’affame sans graisse et sans sucre, tu finis bien par les perdre ces putains de kilos.
Cependant, comme je sors tout juste de l’idée d’un régime de chrono-nutrition (ma science en la matière vous sidère, hein ?), j’ai bien dit de l’idée, et non du régime en lui-même. L’idée se concrétise par un papier scotché depuis 3 mois sur mon frigo m’ intimant toutes les bonnes règles du savoir manger en fonction du timing de mon estomac. L’idée donc étant de remplir mon frigo rien que de bonnes choses saines, à manger à des heures bien précises de la journée.
Le problème, c’est que c’est jamais arrivée jusque la liste de mes courses et que mon chrono-nutri-planning à moi il est tout en vrac, sauf pour l’heure de l’apéro où là bizarrement, ça se planifie tout seul.
Bref, toutes ces bonnes idées sont restées en friche, la feuille a jauni sur mon frigo (mais elle est toujours là, on ne sait jamais), et mes kilos, en cette fin juin, me narguent toujours confortablement.
Je l’aimais bien cette historie de chrono, on pouvait manger un peu de tout, il y avait un coté libertaire et, surtout, je m’étais jurée que le régime batit d’interdit était impossible à suivre en tant qu’hygiène de vie, ce régime ne passerait plus par moi.
Je suis une rebelle.

Mais les règles sont faites pour être détournée , non ?
Et si ça devenait tout à coup ludique un régime ? Pas possible ?! Ben pour une folle ding’ comme moi, hummmm…
Quand ma copine m’explique tout, je réponds « vade retro satanas, satan du kilo ». Puis déjà elle m’accroche avec des histoires de statistiques, que untel a perdu 12, l’autre 10, etc., sans jamais reprendre. Patati patati. Paroles, paroles, paroles.....
Je fais ouais ouais, cause toujours, jusqu’à ce que elle me montre ça…
Ses courbes !! Et là, j’ai flanché ! Je les ai tant aimées ses courbes !!! C’est que je suis une scientifique moi, pour ceux qui ne le savent pas !
Mais non, pas les courbes de son corps (on était sur msn)... Ma cop’s tient consciencieusement un tableau de son poids jour après jour qu’elle transforme en courbe avec une moyenne glissante, un objectif n°1, objectif n°2, avec des couleurs, et tout et tout.
Elle me montre ça en se traitant de travaillo –psychopathe, moi je dis juste que c’est beau.

Là, le sang de la soi-disant « scientifique » que je suis ne fait qu’un tour. Je veux les même courbes !!! Un courbe descendante ! Avec une pente franche ! Sans palier ! Avec une assymptote à … Bah, je vais pas vous avouer mon poids non plus ! Bref, je colorierai ça dans un pantone du plus bel effet, et je l’exposerai sur mon frigo tel un trophée de ma chasse au 38. Parfaitement, je ne suis pas totalement inconsciente au point de rêver d’un 36 que je ne fais plus depuis mes 12 ans.

Bon, j’attends que mon tournoi de squash soit fini, et dimanche, je m’y mets !! E
nfin, d’ici là j’ai le temps de changer d’avis. Car malgré tout, je suis libre….

Et puis vous, allez lire WOW #12 qui vient de sortir, parce que là au moins on y parle pas de ces p-----s de régime, mais plus poétiquement de « La peau douce ».

YSL mousseline 2
© Fondation Yves Saint Laurent

NB : Vous remarquerez que je n’ai pas encore prononcé le nom maudit du moment. C’est parce que je suis une fille ultra raisonnable. No no no, les s----- ne passeront pas par moi. D’ailleurs, m’en fous, je ne rentre dans rien… Et moi, c’est mon poids que je brade. Tiens allez zoup, -10% sur la marchandise !

Par Material Girl - Publié dans : Pensée du jour...Its a family affair
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Mercredi 25 juin 2008

Découvrez The Kills!


Des origines et de la justesse



Bienvenues chez mes ch'tis!
I must confess, la moitié de ma famille est bretonne et l'autre.. ch'ti.
Bilan: j'ai grandi dans l'ouest parisien, passé mes étés sur la french Riviera, et mes vacances d'hiver dans les Alpes. Façade qui ressemble à un franche caricature de la parisienne dorée. La réalité est parfois plus subtile, mais c'est une autre histoire.
Bref, j'ai mes origines, j'ai ma vie, et les 2 coincident fort peu souvent : je sais tout juste ce qu'est un chicon, et je situe difficilement les côtes d'Armor.

une fois n'est pas coutume, ce week end, j'avais le mariage de mon adorable cousine dans les environs d'Arras. C'est joli la campagne... sauf que moi la parisienne, quelques heures loin de Paris, et je sens déjà que j'ai des allergies. Arrgh, ça gratte dans la gorge!!

Bon, cet inconvénient de coté, je suis ravie de retrouver ma chouette famille. Une sacrée bande de fetard. 250 invités quand même. Le dimanche, on a même droit à la baraque à frites. Il parait que c'est le même fournisseur que dans le film, même si la camion était réservé avant sa sortie dudit film. Là, ça ne me parle pas trop, parce que ce film, je ne l'ai même pas vu!
Je ne comptais pas raconter ma vie, mais ça c'est ma blablitude naturelle, on ne se refait pas... En fait, je voulais vous montrer quelques photos ... Une des invités avait une coiffure si, humm, artistique, que ça m'a lancée dans la série chignon & cie.

Là c'est Hélène, magnifiquement diaphane et pulpeuse. Et bien, le maestro de cette oeuvre, c'est un coiffeur dela grand place d'Arras. Ils sont pas fortiches ces ch'tis?!
 
Ma petite cousine Claire avec un tressage graphique...
 
Sa meilleure copine en roulotté
 
Dans un même esprit, très mariage...
et Marie, ma ravissante et resplandissante mariée. Ce dos.. quel dos!

Et là, j'ai rencontré Fançoise.
La classe, le chic, ça ne s'invente pas.
Françoise est prof d'histoire, a une maison de rêve dixit mon papa, et surtout est une folle de mode, adorable de surcroit. Elle crée des bijoux, bricole, et aurait rêver travailler dans la mode. Amatrice de mode belge, alors là bien sûr, je dis Respect!
Comme l'idiote que je suis n'avais pas rechargé son Lumix, et bien, c'est avec mon iphone que j'ai pris ces photos. Je désespère que vous ne puissiez bien apprécier les détails car avec Françoise tout est subtilité. La bonne pièce avec la bonne couleur, le bon bijou et le bon sac.
Le mot le plus adaptée : Justesse. Et voici...


La robe noire est un travail sur le volume, la pochette sous le bras, l'étole délicatement nouée dans le dos, les chaussures silver discrêtes. On ne voit pas le collier, mais un mix de perle avec un simple diamand.

La veste est en bord franc élimé, le collier en corail bien roots, les bijous en or ultra simple, la besace est en cuir ultra souple

Je garde ces images pour le jour où j'assumerai mes p... de cheveux blancs, c'est beau non? Ce jour là, j'espère que je serai aussi smart que Françoise!
Par Material Girl - Publié dans : Pensée du jour...Its a family affair
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Lundi 23 juin 2008
De l'art de l'évasion

Découvrez Amy Winehouse!


Une des raisons qui m'a poussée à démarrer ce blog est ma passion pour tout ce qui touche au domaine de la création. J'avais envie de parler de créateurs dont la presse fait peu écho, par manque de place, de temps pour dire les choses avec un peu de magninimité
. Car oui, il y a la presse des annonceurs, mais aussi celle plus alternative, et les blogs offrent encore un autre support alternatif, différent, personnalisé.

Alors quand je reçois un mail pour me proposer de participer à un jurys de créateurs, je ne peux que rrrroucouler de joie.
C'est par l'entremise de ma tante ..., nannn, de
MissNardj, que la semaine dernière, j'ai passé une matinée à co-sélectionner un panel de créateurs de mode
dans le cadre du Prix de la mode 2008 du Printemps nation, 1ère édition. C'était assez jouissif de passer de l'autre coté du miroir! Et tout autant déroutant à la lecture de mes propres commentaires, de soudain réaliser la façon dont on avait pu me juger dans bien des entretiens. Brrr, j'étais à la limite d'une "bienveillance compationnelle" à l'égard des candidats!
Les candidats sélectionnés auront tout l'été pour nous préparer leurs silhouettes, jugées finalement à la rentrée. Un corner au Printemps Nation à la clé. Et pour moi, sans doute l'occasion d'interviewer tout ce petit monde, donc vous en entendrez des nouvelles très bientôt...

Il y a des jours comme ça où les choses s'enchainent royalement. Tout est fluide.
Cette fois ci, c'est par l'entremise de Joe. Qui? Joe. Joe Strummer. Arrête de te la raconter la miss, me diriez vous, Joe n'est plus parmi nous. Oui, sauf que comme j'ai pour habitude de blablater mes blog-considérations sur un air de musique, tendance vieux rock, et en passant par mon blog, Maxime n'est pas resté insensible.
Joe? Maxime? Où va-t-on?
Quelques jours auparavant, je reçois un mail d'un curieux créateur, Maxime. Maxime, il aime les vieux rockeurs au destin tragique, les designers au concept élaboré, et la puissance créatrice.  Et bien Maxime à travers sa marque Chavernet est un peu tout ça. Il n'aime pas trop qu'on parle de marque, c'est un peu barbare. Je le comprends.
Avec de telles bases, ca ne peut pas manquer qu'on s'entende.
Ainsi, ce même jour, je retrouve Maxime pour un déjeuner, et découvre une personnalité aussi adorable que singulière et captivante. Vous avez entendu parler de Chavernet? Peu encore? C'est normal, car là on peut bien parler d'underground, Chavernet Paris, un nom que seules les fashionistas averties se murmurent sous la robe. Car il est bien question de robes... Je sais qu'après ce déjeuner placé sous le thème de la création, je reverrai très vite Maxime pour vous en raconter un peu plus, bande de curieux. Je ne vous dis qu'une chose : vous n'avez pas fini d'en entendre parler... Mais chut.

Je continue ma route en passant par une vente de créateurs où j'achète un collier dont je n'ai absolument pas besoin. Tiens, ça serait un bon sujet ça : peut-on avoir "besoin" d'un collier? Ca confirme mon précédent poste sur ma capacité à l'inconséquence... Mais pourquoi grand Dieu, est ce que la machine à cash a accepté de me donner ces p.. d'euros?
Je fais également un saut à l'espace des Ateliers de Paris* pour le dernier jour de l'exposition sur le "maître bottier" Maurice Arnoult.

Une pause s'impose, mon fashion hémisphère commence à surchauffer. Une pause, histoire de savoir reprendre pied sur terre ou au contraire de s'envoler. Là je me suis envolée...

La grace est une vertue qui n'est pas donné à tout le monde, et quand vous tombez dessus, ça vous transporte dans des contrées de votre esprit parfois oubliées. Des contrées qui vous évade loin de votre quotidien. Enfin, du mien.
J'ai rendez vous à Montreuil beach, à Planète Andalucia. Ahh, je sens, le hipptude en vous qui trésaille d'effroi. Et ben justement mes cailles, vous ne pouvez pas savoir la bonne vibration que ça procure de se retrouve au milieu de passionnés... de flamenco!
Le lieu est très chouette, cool à souhait, pourtant j'avoue que les premières minutes du spectacle, je reste encore perplexe. J'ai pas totalement laché le fil de la hype.
Et puis... Les musiciens et les danseuses commencent... Ouala, hep là, la robe carmin en coton lycra là-bas , et ce voila en dentelle rouge, c'est catwalk validé ça?! Et puis c'est pas Garnier! Ouuhhhh, la snob!
Je suis en pleine battle fashion versus folklore! Et qui gagne? Mais je m'en fous! Me voilà transportée dans une autre sphère... Les talons claques, les gestes sont altiers, les robes tournent, les cheveux volent, c'est vif, c'est beau, c'est sensuel, c'est énergique!!! Et moi aussi, je veux enfiler vos rooooobes et taper du pied!!!!

Et si le fin du fin de la hip, c'était la grace?

Par Material Girl - Publié dans : Pensée du jour...Its a family affair
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Jeudi 19 juin 2008

Du grotesque….

Hier, j’ai rendez vous avec des amis au Charbon*, trendy cantine, sure et cool quand on n’a pas envie de se casser la tête.

Cette fille arrive. Elle porte une chouette veste grise. C’est une Dior homme. La dernière collection de Slimane avant son départ. Avec un slim Finger in the nose. Elle se la pète un peu.

On parle boulot et projets qui n’avancent pas toujours aussi vite qu’on le voudrait. Mais on se dit que ça ira mieux bientôt. Et on lance des idées délirantes. On y croit.

On picole.

Au pied, elle peut se la raconter grave avec de sublimes Balenciaga en tressage, noires. Ca fait la blague.

On parle un peu mode et de son monde. On refait le monde. Ca vole très haut.

On grignote. On est des filles quand même.

Elle a un débardeur loose blanc, et un gilet d’homme vintage. C’est pour (r)assurer l’équilibre de la fashion.

On se marre autant qu’on pleurniche ou revendique sur nos histoires de mecs. Ca va, ça vient, ça nous prend par…. On picole encore pas mal de verres.

Elle attrape son Jérôme Dreyfuss pour sortir sa CB, l’objet de tous les délits.

Quelques petites dizaines d’euros à régler en addition. C'est que le Charbon est modeste.

Cette fille avec ses fringue de frime a sa carte bleue refusée.

Ce sac, elle l’a eu au prix de gros. Ses chaussures, elle a dû les payer en 3 fois et encore, ça la fout dans le m…. Son jean est un cadeau et sa veste, c’était les soldes du personnel.

Une fois, 2 fois, refusée. Une copine doit payer pour elle.

Cette fille a 36 ans, elle s’appelle Marion.

Cette fille, c’est moi.

 

De l’art d’être grotesque. Je suis une caricature.

 

Sur ce, vous pouvez aller sur WOW, le #11 est sorti pour vous parler de ces fameuses « girls next door » !

 

A bientôt…….

 

*Café Charbon, 109 rue d’Oberkampf

** Let me have it all, from Sly and the family Stone!! Introuvable....

Par Material Girl - Publié dans : Pensée du jour...Its a family affair
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