Vendredi 17 octobre 2008
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Du raffinement, du savoir-faire et du savoir-vivre
Dans la vie, certaines rencontres sont assez déroutantes.
Photo Lise Sarfati, bottines Weston révées par Clémence Krzentowski
Il y a ces gens avec qui vous avez parlé plusieurs fois une heure, que vous avez croisé 3, 4, 5 fois, et qui à chaque fois vous disent : « On s’est rencontré où déjà ? » Ou mieux encore : « On ne
s’est pas déjà vu quelque part ? ».
Enorme.
Des gens parfois dont c’est le métier de se souvenir des visages, des noms, des profils.
La première fois, tu te dis, ok, ça arrive. La seconde, tu rigoles. La troisième, tu trouves ça pathétique. Ensuite, ça devient grotesque.
Je précise qu’on ne peut pas dire que je sois une personnalité ultra effacée. Je peux aisément comprendre que je ne sois pas inoubliable, mais là ça dépasse les frontières des limites !
Alors là, je dis chapeau bas ces gens, pour tant d’énergie à nier toute bienséance.
Je dis, au moins c’est clair, je ne les intéresse pas.
Je dis, ça c’est fait. Ces gens ne m’intéressent pas.
Et puis.
Et puis, il y a ces personnes que vous avez vu 1 ou 2 fois, qu’on vous a présenté entre 2 portes. Ces personnes pour qui vous n’êtes a priori pas grand chose. Ces personnes qui pour vous font de
grandes choses.
Ces personnes qui, quand elles vous revoient, vous disent : « Comment vas tu Marion ? Tu en es où de …? Ca me ferait plaisir de … ».
Avec le sourire.
Spontanément.
Ces personnes là s’intéressent. Si bien qu’à un moment de la conversation, vous vous surprenez à parler plus de vous que de cette belle personne qui doit pourtant avoir une vie passionnante.
Là, vous pourriez avoir un éclair de honte, mais ces personnes ne vous le font pas sentir.
Oui, on peut aussi appeler cela de la simple politesse, ou plus vulgairement faire du RP, et dire que c’est fake…
On peut dire ce qu’on veut, mais c’est ce que j’appelle de l’intelligence, de la finesse, de la subtilité, du professionnalisme.
Ces personnes qui provoquent l’estime.
Ces personnes qui savent vous donner le sentiment d’avoir de l’importance.
Ces personnes à qui j’attache de l’importance. Quel que soit leur profil.
Ces personnes qui prennent de leur temps pour vous.
Ces personnes qui ont du savoir-vivre.
C’est ce savoir-vivre, que j’ai envie de lié au savoir-faire.
Hier, j’étais invitée au vernissage de l’exposition dans l’hôtel particulier du groupe J.M. Weston.
Humeurs
Une rencontre entre artistes et artisans
Le groupe, c’est aussi entre autres, Bonpoint et Michel Perry.
C’est par ce dernier, vous vous en doutez (interview...), que j’ai eu le plaisir d’atterrir là.
Michel, j’adore cette personne. France et Alice, ses attachées de presse, sont à son image. Adorables.
Mais aussi raffinées, discrètes et présentes à la fois.
Le service aussi est subtil. Tout comme l’accueil.
Qui se ressemble s’assemble, dit-on.
Voilà, c’est le type de lieu, d’évènement où tout est juste.
L’exposition est très belle.
Tout le monde reste chic mais décontracté. L’ambiance est chaleureuse.
Lors du vernissage à la fondation Bergé Saint Laurent, même constatation : raffinement, savoir-faire et savoir-vivre (post ici).
J’attends la même chose d’une maison comme Hermès.
Est ce l’apanage de ces grandes maisons où savoir-faire, histoire, amour de la création sont les maîtres mots ?
Alors quand même quelques mots sur cette exposition*.
Humeurs est la rencontre de 5 artistes et de 5 photographes avec les artisans de Weston.
Le principe de Weston : une paire de chaussure à soi, faite selon ses désirs.
Cette exposition pousse ce principe encore plus loin en réalisant les rêves de 5 artistes par les artisans de Weston : l’architecte Frank Gerhy, le styliste Martin Svelkely, le designer Kriss Van
Assche, la galériste Clémence Krzentowski, et Michel Perry.
Ces « commandes spéciales » ont été mises en scène et photographiées par : Martin Parr, Karen Knorr, Claudine Doury, Lise Sarfati et Harry Gruyaert.
« Pour des raisons de confort, les artisans disent travailler le cuir « en humeur », c’est-à-dire légèrement humidifiée. De leur côté, les artistes ont imaginé les modèles de ce projet selon leur
humeur, pour celles et ceux qui porteront ces chaussures… au gré de leurs humeurs ».
Et pour finir par mon coup de cœur…. THE chaussure.
Vous savez, LA chaussure que vous aimerez toute votre vie, LA chaussure qui vous suivra toute votre vie…
Merci Clémence Krzentowski de l’avoir rêver.
Une bottine, sobre, parfaite, dont la bride a été délicatement cloutée.

* Exposition « Humeurs », du 17 octobre au 13 novembre, 6, avenue d'Iéna, 75016 Paris. Visites uniquement sur rendez-vous. Tél. : 01 45 62 26 47.
** Pour en savoir plus, un bon article dans le figaro ici
Par Material Girl
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Publié dans : Pensée du jour...Its a family affair
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